Une mélodie étrange

Publié le par SarahMoon

 boite----musique.jpgLorsque j'étais esclave de l'Ordre noir, il me fallait me lever à l'aube. De nombreuses corvées m'attendaient, et je savais que je ne pourrais regagner ma paillasse qu'après les avoir effectuer. Le soir c'est tombant de fatigue que je regagnais ma cellule. Le sol de terre battue ou était répandue une mince couche de paille moisie, m'apparaissait d'une douceur moelleuse.
 Malgré la fatigue les tirraillements de mon estomac m'empêchaient de trouver le sommeil. J'avais souvent froid, mes compagnes et moi nous nous serrions les uns contre les autres, mais malgré ce piètre réconfort le froid nous mordait cruellement. A l'aube si nous avions de la chance un seau d'eau et quelque coup de pieds nous réveillait. Les autres jours c'était le fouet. 
 Nous n'avions pas le temps de nous lier d'amitié, pourtant il y avait de la solidarité, des gestes d'affections, et c'est avec tristesse que je repense à mes compagnes. J'ai peur de me reveiller un jour en leur compagnie.
 Mais chaque matin je sens la douceur de drap propre, la chaleur de la couette. J'entends gazouiller les oiseaux et les Fayrie's Doll's. Et la lumière...elle entre à flot dans toute la pièce, tant de lumière, alors que je n'ai jamais vécu que dans les souterrains de l'Ordre, ne sortant que pour faire mes corvées. 
 J'ai tellement de chance, je vis un rêve et je voudrais qu'il ne s'arrête jamais. Alors je savoure chaque matin, chaque matin, je reste un petit moment à goûter la douceur de ce jour nouveau. Je sais que je n'ai pas besoin de me presser, qu'on ne me dira rien, qu'il n'y aura plus de fouet...
 Et ce matin j'ai sentis qu'il y avait quelque chose de différent. Le rythme de mon coeur c'est arrêté. Et soudain j'ai compris: je n'entendais pas les Fayrie's Doll's.... Je me suis glisser couleuvrine hors de mes draps tous mes sens en alertes. 
 Entrebaillant la porte, j'ai entendu une étrange mélodie. Un air que je n'avais jamais entendu, aux accents mélancoliques. J'avais peur, mais quelque chose m'attirait irrésistiblement. La musique semblait venir de la chambre de mademoiselle Sarah. Cela me parut fort surprenant, car elle aimait se lever tard, se moquant gentiment de moi car je continuais de me lever presqu'à l'aube. "Il y si peu a faire, et il est inutile de laver toute la maison du sol au plafond, tous les jours."
 Je me dirigeais silencieusement vers sa chambre. Retenant la respiration je me baissais et regardais à travers le trou de la serrure. Le spectacle des Fayrie's Doll's perchés sur tout les coins de la pièce me rasséréna, tout en m'inquiétant. Il est rare que des Fayrie's Doll's se tiennent ainsi immobile. 
 Et puis je la vis qui dansait au son de la mélodie. Il y avait quelque chose de si triste dans ses gestes. Les yeux fermée elle semblait glisser dans un rêve. La vision qu'elle offrait avait d'ailleurs quelque chose de magique: je voyais l'air onduler et se colorer. La pièce ne cessait de changer d'aspect, la luminosité variait....
 Une dernièr pirouette et l'air se tût. Elle resta un moment immobile, avant de se diriger vers une étrange petite cage posé sur un guéridon. (Je crois que la musique sortait de son socle. ) Sarah accrocha la cage à sa place habituel pendant que les Fayrie's Doll's secouaient leurs ailes commes sortant d'un profond sommeil. 
 J'ignore ce que signifit ce spectacle. Mais le Seigneur EsteKeve a parut très interressé et m'a fait décrire la cène dans ses moindres détails. Il veut que j'aille voir cette cage de plus près. 
http://www.youtube.com/watch?v=d7RuZBauvG8

Publié dans argentorate

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