la boîte à musique

Publié le par SarahMoon

 boite----musique-oiseau.jpgJ'ai attendus que Mademoiselle Sarah soit comme à son habitude dans la bibliothèque pour me glisser dans sa chambre. Je sais qu'une fois plongée dans un livres, elle devient comme sourde au monde extérieur s'absorbant dans sa lecture.
 C'est disait-elle que les mondes qu'elle y visitait était si captivant qu'elle avait parfois du mal à revenir à la réalité d'Argentorate. Lorsqu'elle me parle de ses lectures, j'ai l'impression qu'elle visite effectivement des mondes différents, qu'elle voyage loin très loin d'ici. Peut-être est-ce parce que je suis analphabète que je demeure hermétique à ce qu'elle décrit. 
 Apprenant cela, elle m'a d'ailleurs promis de m'apprendre à lire, en ajoutant une phrase curieuse: les livres sont des fenêtres ouvertes sur d'autres mondes, et parfois elles deviennes des portes. Qui sait si en ouvrant un livre tu ne franchiras pas un jour le seuil d'un autre univers?
 Toujours est-il que je savais pouvoir me rendre dans sa chambre sans aucun risque. Je suis donc allée voir de plus prêt la petite cage qui avait si fort attisé la curiosité du Seigneur EStekeve. J'avais dans les bras une pile de draps propre, afin de pouvoir justifier mon instrusion. J'ouvris la fenêtre de la terrasse derrière laquelle les corbeaux du Seigneur EsteKeve attendaient, puis je leur désignais la cage. 
 Elle avait l'air d'une cage à oiseau classique hormis qu'elle semblait faite d'un métal doré qui m'était inconnu. Le socle était très grand, et relativement lourd, car renfermant un mécanisme destiné à produire la musique que je l'ai entendu émettre l'autre jour. Une clef doit en actionnaer le mécanisme, je pense que Mademoiselle Sarah la conserve avec elle, en tout cas je ne l'ai pas vu.  Il y a également un magnifique oiseau posé sur un perchoir. 
 Les corbeaux ont tourné autour inspectant le moindre détails. Je sais que le Seigneur EsteKeve voient à travers leurs yeux. Aussi me suis-je tenu coite et immobile durant leur inspection. J'ai toujours peur qu'ils me crèvent les yeux, ou qu'ils me lacèrent avec leurs griffes: j'ai déjà vu des esclaves mourir ainsi. Mais ils se sont contenter de tourner autour de la boîte avant de s'envoler. 

 

Publié dans argentorate

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