One shot: "If " Shin Megami Tensei de Kazuaki Yanagisawa

Publié le par SarahMoon

Scénario de Kazuaki Yanagisawa
Dessin de Kazuaki Yanagisawa
genre: fantastique
édition: Ki-oon
traduction: GB one
ISBN: 2-915513-32-5
novembre 2006

quatrième de couverture:

 Nobu et Yumui sont deux élèves du lycée Karukozaka. Un jour leur établissement est transporté dans le monde infernal par la faute d'un de leurs camardes, Hazama. Dès lors c'est un combat de tous les instant que Nobu et Yumi devront livrer contre des hordes de démons pour retrouver leur univers d'origine...
 Ce One-shot sert d'introduction à la série en 9 volume Shin Megami Tensei: Khan.

Mon avis personel:

 Paru le 23 novembre 2006 aux éditions Ki-oon, Shin Megami Tensei : If… se veut être un one-shot servant d’introduction à la série en 9 volumes Shin Megami Tensei : Kahn, qui lui est paru le 24 août 2006. Mélangeant cyberpunk et magie dans un climat de violence, ce one shot présente un univers au graphisme clair malgré la noirceur de l'ambiance. 
 L'histoire me semble alléchante en particulier à cause de l'ouverture sous entendu à la fin du one-shot.... Le One-shot se lit d'ailleurs comme une histoire complète. 
 De toute façon la série étant relativement courte et mon "dealer" me les proposant à moitié prix, je crois que je vais me lancer dans cette série, histoire de varier de mes shojo habituels. Par contre je ne pense pas que cela plaise à ma petite soeur, l'aperçu que j'en ai eu étant dépourvu de miévrerie et d'histoire d'amour. 
 Sans être particulièrement violent ce n'est pas le genre de chose que je recommanderais si vous vous sentez d'humeur romantique. Par contre si vous avez envie d'un manga d'action  allez y foncez. 
 
 
Un mot sur l'auteur:

Kazuaki YANAGISAWA: Outre Shin Megami Tensei : Kahn et Shin Megami Tensei : If…, il a également publié une version manga de la fameuse série de romans de fantasy : Guin Saga.

L'univers de Megami Tensei


 À l'origine de la saga, se trouve un roman, "Megami Tensei", premier volume de la trilogie "Digital Devil Story" créée par Aya Nishitani et dont la parution débute en mars 1986 .Aujourd'hui relativement connu en France grâce à la parution chez nous en 2005  sur console Playstation 2, Megami Tensei, ou Megaten pour les intimes, est une série qui a déjà derrière elle une très longue carrière, et plus d'une trentaine de titre. Série de RPG culte au Japon et parmi les connaisseurs, elle a aussi connu de multiples adaptations en dehors du cadre du jeu vidéo comme avec le manga Shin Megami Tensei : Kahn.
 L'intrigue montre Izanami et Izanagi, deux divinités centrales de la mythologie shintô, réincarnées dans la peau d'étudiants japonais modernes en lutte contre une horde de démons que l'un d'entre eux a eu l'inconscience d'invoquer à l'aide d'un programme informatique un peu trop révolutionnaire.
 Il s'agit d'une oeuvre regorgeant de thèmes cyberpunk et surtout occultes traités sur un ton violent, qu'on pourrait rapprocher d'autres oeuvres de la même époque, comme les romans de Hideyuki Kikuchi (adaptés plus tard en animation par Yoshiaki Kawajiri : Wicked City ou encore Demon City Shinjuku), ou le fameux manga Kujaku-oh de Makoto Ogino, mêlant violence tendance gore à une solide recherche mythologique.
  Une adaptation animée avec une OAV unique parue l'année suivante,  ainsi qu'un jeu vidéo, ce qui fut fait en deux temps - une première fois par Telenet Japan sur MSX et PC88, et une seconde fois par Namcot sur Famicom (le nom japonais de la NES). 
  Alors que le premier jeu était doté d'un gameplay peu original inspiré de celui de Gauntlet, le second, réalisé par une équipe de développeurs différente, posa dès le début, malgré un scénario limité qui tenait sur quelques lignes, certains des principes fondateurs de la série : captures de démons, fusion, vue en 3D subjective et difficulté musclée - ce qui était alors un lieu commun des RPG de l'époque.
La même équipe réalisa trois ans plus tard une suite tout aussi inspirée se déroulant dans un monde post-apocalyptique ravagé par l'explosion de missiles nucléaires sur la ville de Tokyo. Les héros vivent dans un des rares abris protégeant ce qui reste de l'humanité, du moins jusqu'à ce que des démons ne l'envahissent. À partir de là, nos héros vont devoir partir explorer le vaste monde, et tout comme dans le premier jeu recruter et fusionner les démons rencontrés en chemin afin de préserver les derniers lambeaux de l'humanité.
L'époque des consoles 16 bits voit une première révolution modifier profondément la série, avec son passage chez un nouvel éditeur : Atlus. Ce dernier compte porter Megami Tensei sur Super Famicom, et comme beaucoup de titres de l'époque faisant le bond vers la toute nouvelle console de Nintendo, il se voit adjoint un préfixe : Megami Tensei devient Shin Megami Tensei, qui restera alors avec le succès de cet opus le nom définitif de la série.

Datant de 1992, la scénario est alors révolutionnaire car il permet au joueur de choisir son camp entre les forces du Paradis dirigées par YHVH (l'ordre), celles de l'enfer de Lucifer (le chaos), ou bien encore en restant neutre et en exterminant les deux camps de manière égale. Le joueur est projeté directement au coeur du conflit entre forces du paradis et de l'enfer dans le Tokyo de la fin du XXeme siècle. Et contrairement à ce qu’aurait pu laisser supposer le background profondément chrétien de ce jeu, chaque camp ne se révélera pas uniquement "bon" ou "mauvais" ce qui demandera au joueur de faire des choix moraux délicats et lourds de conséquence.
Un second épisode sort en 1994 et rencontre lui aussi le succès. Suite directe du premier SMT, il se déroule dans un Tokyo Millenium reconstruit après une apocalypse nucléaire, et dominée par une église tyrannique et son bras militant, les templiers. La société est loin d'être égalitaire, les mutants sont refoulés dans les sous-sols, loin de toute lumière, tandis que les habitants désireux de promotion sociale doivent prouver leur valeur dans l'Arène et ses duels inspirés des jeux du cirque.
Malgré un démarrage assez simple (le héros amnésique en quête de son passé et de son identité), le scénario s'avère encore plus captivant et riche en rebondissements dramatiques que celui de SMT, faisant de ces deux épisodes les plus grands titres de la saga. Mais malgré leur succès, ils ne quitteront hélas jamais le sol japonais. Si le fait de pouvoir invoquer des démons dans un jeu sentait déjà un peu le souffre, le portrait qui est fait de YHVH la divinité Judéo-chrétienne dans ces jeux les empêche alors de sortir aux Etats-Unis ou en Europe, politique éditoriale de Nintendo oblige.
En parallèle aux succès obtenus sur ces épisodes, Atlus commença à explorer d'autres pistes pour diversifier la licence avec ses premiers dérivés : tout d'abord la série Last Bible sur Game Boy, dont le premier épisode sort la même année que Shin Megami Tensei et qui reprend un gameplay similaire tout en se déroulant dans un univers plus classique d'héroic-fantasy.
Suivront rapidement sur Super Famicom les Majin Tensei, une série de wargames dans lesquels le joueur déplace ses personnages sur des cartes aux décors urbains afin d'en éradiquer les hordes démoniaques, et surtout Shin Megami Tensei If... qui, par son décor scolaire, son intrigue basée avant tout sur ses personnages lycéens, et ses divinités protectrices qui de confèrent leurs pouvoirs aux personnages, préfigure déjà une future série dérivée qui rencontrera elle aussi un gros succès : Persona.

En effet, avec l'arrivée des 32 bits, Atlus a besoin de relancer la série après le succès de Shin Megami Tensei et de proposer de la nouveauté aux fans de la série désormais nombreux. La firme mise pour cela sur deux nouvelles séries qui seront Persona sur PSX et Devil Summoner sur Saturn. Alors que ce dernier est un Shin Megami Tensei amélioré avec un gameplay plus complexe, Persona séduit un public largement féminin en reprenant les grands principes de Shin Megami Tensei sur SFC, et en axant son scénario sur les légendes urbaines, l'inconscient collectif et la recherche d'identité de jeunes ados. Les divinités protectrices deviennent les Persona, alter ego mythologiques des personnages du jeu. Persona sera même le premier épisode à sortir de l'archipel, en direction des Etats-Unis en l'occurrence où il séduit déjà certains joueurs malgré une adaptation catastrophique.

Ces deux séries seront suffisamment populaires pour connaître des suites, lesquelles sont encore considérés comme figurant parmi les meilleurs RPG sortis à cette époque : il s'agit de Devil Summoner Soul Hackers, un épisode plus que jamais axé sur le cyberpunk, et de Persona 2 qui sortira sur Playstation en plusieurs épisodes, Persona 2 - Innocent Sin, et Persona 2 - Eternal Punishment. Le même moteur de jeu mais deux titres différents et indépendants qui gardent malgré tout des liens scénaristiques.
On regrettera alors la décision d'Atlus de ne sortir aux Etats-Unis que le second des deux épisodes, pour cause de contenu problématique dans le premier – présence de nazis et surtout affrontements professeurs/élèves. À peu près à la même époque, une autre série dérivée gagne en popularité. Il s'agit de Devil Children, sorti tout d'abord sur Game Boy puis sur Game Boy Advance. Avec son look enfantin très cartoon, il s'agit d'émuler le succès de Pokémon, et le succès est au rendez-vous avec une série TV et une parution aux Etats-Unis à la clé.

Avec le début du XXIeme siècle et la nouvelle génération de consoles représentée en premier lieu par la PS2, Atlus décide de frapper un grand coup avec l'annonce d'un Shin Megami Tensei 3 longtemps attendu. L'épisode se permet d'exploser certains codes traditionnels de la série en faisant passer au second plan l'affrontement entre l'Ordre et le Chaos, tout en offrant aux fans fidèles férus d'hypothèses sur l'univers Megaten un moyen d'expliquer les différents mondes parallèles des séries dérivées.
 En effet, en progressant dans un donjon bonus du jeu, le joueur se voyait révéler certains secrets comme l'existence d'Amara, un gigantesque multivers – un univers qui en contient plusieurs – dominé par YVHV qui passe alors du statut de tyran dans les épisodes précédents à celui d'entité dévoreuse d'énergie vitale à une échelle cosmique, digne des Grands Anciens du Mythe de Cthulhu de l'écrivain Lovecraft... 
 Cet épisode permet de relancer une nouvelle fois la série, et une autre série dérivée, clairement destinée à séduire un public plus large fait son apparition avec Digital Devil Saga, divisé en deux épisodes à l'instar de Persona 2, et basé cette fois sur la mythologie Hindoue. Ce fut ensuite au tour de deux anciennes séries de connaître une révolution, avec un nouvel épisode des Devil Summoner au gameplay plus simple et au scénario teinté d'aventure pulp collant parfaitement au Tokyo des années 20 dans lequel il se déroule. Autre grand classique de la saga, Persona vit aussi l'annonce d'un troisième épisode, là encore très attendu, malgré l'absence notable de Kaneko (illustrateur attitré de la saga) comme chara-designer principal.
 Toutefois le design reste toujours aussi inspiré et susceptible de plaire à un public jeune.  Malgré le parti pris des développeurs de montrer les personnages se coller un pistolet sur la tempe à chaque fois qu'ils doivent invoquer les pouvoirs de leur Persona, cela n'a pas remis en cause la sortie occidentale. Ainsi que le démontra le dernier salon E3 à Los Angeles, ou Persona 3 fut officiellement présenté par Atlus.

Chronologie :

1987
Septembre : Digital Devil Story - Megami Tensei (Famicom). Edité par Namcot.

1990
Avril : Digital Devil Story - Megami Tensei II (Famicom). Edité par Namcot.

1992
Octobre : Shin Megami Tensei (SFC)
Decembre : Megami Tensei Gaiden - Last Bible (Game Boy)

1993
Novembre : Megami Tensei Gaiden - Last Bible II (Game Boy)

1994
Janvier : Majin Tensei (SFC)
Mars : Shin Megami Tensei II (SFC)
Octobre : Shin Megami Tensei if... (SFC)

1995
Février : Majin Tensei II - Spiral Nemesis (SFC)
Mars : Last Bible III (SFC)
Mars : Another Bible (Game Boy)
Mars : Kyuuyaku Megami Tensei (SFC), remake des deux épisodes originaux sur NES avec le moteur de jeu des Shin Megami Tensei sur SFC.
Septembre : Jack Bros no Meiro de Hi Ho (Virtual Boy)
Decembre : Shin Megami Tensei Devil Summoner (Saturn)

1996
Avril : Shin Megami Tensei Devil Summoner ~ Akuma Zensho (Saturn).
Ce n'est pas un jeu mais une sorte d'encyclopédie des démons figurant dans Devil Summoner.
Septembre : Megami Ibunroku Persona (PS)

1997
Avril : Giten Megami Tensei Mokushiroku (PC98). Edité par ASCII.
Octobre : Majin Tensei - Ronde (Saturn)
Novembre : Devil Summoner Soul Hackers (Saturn)
Decembre : Devil Summoner Soul Hackers ~ Akuma Zensho (Saturn). Encyclopédie.

1999
Juin : Persona 2 Tsumi (Innocent Sin) (PS)

2000
Juin : Persona 2 Batsu (Eternal Punishment) (PS)
Novembre : Devil Children - Kuro no Shou / Aka no Shou (Game Boy)

2001
Juillet : Devil Children - Shiro no Shou (Game Boy)

2002
Mars : Devil Children - Kuro no Shou / Aka no Shou (PS)
Novembre : Devil Children - Hikari no Shou / Yami no Shou (GBA)
Decembre : Shin Megami Tensei NINE (Xbox)

2003
Février : Shin Megami Tensei III Nocturne (PS2)
Juillet : Devil Children - Puzzle de Call (GBA)
Septembre : Devil Children - Koori no Shou / Honoo no Shou (GBA)

2004
Janvier : Shin Megami Tensei III Nocturne Maniacs (PS2)
Juillet : Digital Devil Saga (PS2)
Novembre : Devil Children - Messiah Riser (GBA)

2005
Janvier : Digital Devil Saga 2 (PS2)

2006
Mars : Devil Summoner 3 - Kuzunoha Raido tai Choryoku Heidan (PS2).
Sortie US fin 2006.


Shin Megami Tensei Online - Imagine (PC Windows)
Juillet 2006 : Persona 3 (PS2). Sortie US


Animation :

1987
mars : Digital Devil Monogatari Megami Tensei, OAV, 1 épisode

1995
avril-juin : Shin Megami Tensei - Tokyo Mokushiroku, OAV, 2 épisodes

2000
octobre : Shin Megami Tensei - Devil Children. C'est le début d'une série TV qui durera un an et comptera 50 épisodes.

2002
octobre : Shin Megami Tensei - Devil Children - Light & Dark. Seconde saison de la série TV du même nom, elle se terminera en septembre 2003 après 52 épisodes

source site Ki-on et wikipédia.

Publié dans Manga

Commenter cet article