Substance rêve de Philip K. DICK

Publié le par SarahMoon

Couverture

 

Illustration de Didier THIMONIER
PRESSES DE LA CITE, coll. Omnibus n° (4), mai 1993
1246 pages, catégorie / prix : 135 FF, ISBN : 2-258-03696-8
Autres éditions  OMNIBUS, 2000

Substance rêve de Philip K. DICK

quatrième de couverture:

Hitler a gagné la guerre. L'Allemagne et le Japon se sont partagé les Etats-Unis. Au fond de l'Afrique, la solution finale au problème noir est lancée. Entre les vainqueurs, l'entente ne dure pas : le Japon est menacé, l'Empire nazi s'apprête à recouvrir le monde. À nous le totalitarisme tranquille !

    Cette histoire ne tient pas debout. On peut entrevoir un autre univers. Les Alliés ont gagné la guerre. L'Amérique et la Russie se sont partagé l'Allemagne. Un peu partout, la solution finale au problème des nationalités est lancée. Entre les vainqueurs, l'entente ne dure pas : la course aux armements va bon train, la Russnie ne peut pas suivre et l'Empire américain s'apprête à recouvrir le monde. Le mal se banalise.

    Cette histoire ne tient pas plus que la précédente. Le Maître du Haut Château, dans se retraite des Rocheuses, parle d'un troisième univers où la guerre s'est terminée autrement. Et cet univers-là est le seul réel. Le seul où il y ait de la compassion et de l'espoir.

    Nous sommes cernés par les faux-semblants. Le monde où règnent les Simulacres peut bien s'effondrer : les solitaires survivront. Tel Manfred. Manfred ne parle pas, il ne nous voit même pas, mais il voit l'abîme qui nous attend et il saura, le moment venu, par le seul pouvoir de l'esprit, déclencher un Glissement de temps sur Mars. Dans une éternité truquée, il est vivant et humain.

    Philip K. Dick (1928-1982) tient un place à part dans le monde de la S.F. Sur la substance dont sont faits les rêves, il projette une lumière crue et surnaturelle qui dénude les recoins les plus obscurs du cœur humain et fait chanceler le monde sur ses bases.

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