Zodiac de Neal STEPHENSON

Publié le par SarahMoon

Couverture



Zodiac de Neal STEPHENSON

quatrième de couverture:

Chimiste de génie à l'ego surdimensionné, Bostonien au look grunge assumé, Sangamon Taylor est le cauchemar des industriels pollueurs du Massachusetts. Ce n'est pas sur une autruche, armé d'une mitrailleuse M 60, qu'il lutte contre la pollution, mais à bord de son Zodiac et dans son bureau où il utilise à bon escient un chromatographe à 5 000 dollars ainsi qu'un ordinateur dont les émanations sont un million de fois moins nocives que celles d'un appartement dont on vient de refaire la peinture. Depuis quelques mois Sangamon est sur un gros coup, le « projet Homard », une affaire de crustacés empoisonnés. En bref, une enquête pour le moins nauséabonde qui va lui valoir d'être victime, entre autres, de la mafia locale, de coliques frénétiques et d'adeptes de heavy metal satanistes défoncés au PCP...

     Neal Stephenson est l'auteur du monumental Cryptonomicon, de L'Age de diamant et du Samouraï virtuel. Avec Zodiac, il signe un thriller écologique hilarant qui ravira autant ses fans que ceux de Carl Hiaasen.

Titre original : Zodiac, 1988
Traduction de Jean-Pierre PUGI
Illustration de Nicolas SALMON
DENOËL, coll. Lunes d'Encre n° (35), septembre 2002
400 pages, catégorie / prix : 21.00 €, ISBN : 2-207-25264-7

Autres éditions   GALLIMARD, 2006

Mon avis personnel

 Zodiac c'est d'abord un thriller écologique, un livre aux franges de la SF, qui malgré le fait qu'il est été écrit en 1988 reste toujours d'actualité et pourrait se passer entre maintenant et dans pas si longtemps. Sangamon à tout du héros rebelle mauvais garçon, hyper attachant. C'est un génie polyvalent qui n'a pas son pareil pour remonter les pollutions à leur source non seulement grâce à ses connaissances phénoménales mais également en payant de sa personne.
 Fonçant à bord du zodiac de GIE — Groupe d'Intervention Environnementaliste — il plonge dans les euax pollués, colmate les déversoir illégaux et rabats tous les média pour pointer du doigt les coupables. Comment s'étonner que ce James bond écolo soit la bête noir des industries chimiques du Nord-Est des États-Unis.  au cours d'une de ces investigatin Sangamon tombe sur une catastrophe écologique majeure, due à une bactérie génétiquement modifiée. Les responsables sont prêts à tout, y compris au pire, pour l'empêcher de révéler le scandale.
 Zodiac est un ouvrage très documenté tant en ce qui concerne la pollution chimique que les méthodes d'investigation et d'action du GIE. Ce qui fait à la fois sa force et sa faiblesse, car cela pourrait sembler par moment didactique s'il n'y avait le personnage de Sangamon. C'est un chimiste convaincu, mauvais coucheur, cynique, un brin paranoïaque, écologiste acharnée aux méthodes parfois douteuses et dont la vie personnelle et pour le moins chaotique. 
 Comment ne pas se laisser embarquer à sa suite a bord du Zodiac qui lancé dans une course poursuite donne tout de suite le tempo de l'histoire. Comment ne pas sourire aux petites manies pas si farfelues (mais franchement paranoïaque) les moindres gestes de la vie quotidienne sont pensés et calculés en fonction des risques écologiques qu'ils impliquent, quand il pédale la nuit, il ne porte pas de brassard réfléchissant pour mieux échapper aux chauffards. Cela rend ce nouveau James Bond bien plus attachant que celui plus policé de la série bien connu. 
 Alors on ne s'étonne plus de rien une pollution aux PCB d'autant plus curieuse qu'elle disparaît mystérieusement ou se raréfie à sa source.  Une mafia locale ainsi que par des membres d'une secte satanique accro au heavy metal et polluée au PCP, qui décide de le prendre en grippe. Mais ils sont tous manipulée par le groupe industriel responsable de ces empoisonnements, lequel dispose en outre d'appuis politiques solides.  On suit Sangamon dans sa croisade écologique et on zappe les personnages secondaires qui au regard de sa personnallité très forte ne manquent pas trop. 
 Et on admire l'enchainement sans accros des poursuites en bateau, l'usage de diverses armes, une explosion, une accusation de terrorisme, une cavale, la rencontre avec le responsable d'un Greenpeace suractivé, une tentative d'assassinat contre un candidat aux présidentielles, un vieux copain de fac manifestement passé du côté obscur de la force, des Indiens assez peu réservés, le tout est d'une logique sans faille, pas une scène mise juste pour le plaisir, non tout est justifié. 
 Donc on s'incline et on savoure. 

Un mot sur l'auteur:

Neal Stephenson est né le 31 octobre 1959 à Fort Meade, Maryland est un auteur de science-fiction américain. Certains de ses livres ont remporté le prix Hugo. Bien qu'il ait écrit plus tôt des romans comme l'éco-thriller Zodiac, c'est le roman le Samouraï virtuel (Snow Crash), qui l'a rendu célèbre dans les années 1990. Il a aussi écrit l'Âge de diamant (The Diamond Age), se situant dans un univers néo-victorien et steampunk où les nanotechnologies ont pris une place très importante, et Cryptonomicon, où il raconte en parallèle l'histoire des cryptanalystes durant la Seconde Guerre mondiale et celle d'informaticiens voulant mettre en place un paradis virtuel. 
L'œuvre de Stephenson depuis Diamond Age (1995), qui annonce dès les premières pages la fin définitive du mouvement cyberpunk, n'a cessé de s'éloigner de la science-fiction traditionnelle. À partir de Cryptonomicon, inspiré par l'œuvre de Georges Perec, Stephenson met en place un univers cohérent qui s'éloigne par certains « détails » de notre univers.
De 2003 à 2004, il publie son « cycle baroque » : Quicksilver, The Confusion et The System of the World, une fresque monumentale de plus de 3 000 pages qui retrace l'histoire secrète de la science au XVIIe siècle.Avec le cycle baroque, c'est le temps lui-même qui devient le théâtre d'une science-fiction à rebours, un espace chronologique et paradoxal, qui mêle aussi bien le fantastique, le roman dumasien que les théories de Fernand Braudel sur le « temps long ».

Romans

  • Panique à l'université (1984, The big U)
    Denoël, Coll. Lunes d'encre, 2004.
  • Zodiac (1988, Zodiac)
    Denoël, Coll. Lunes d'encre, 2002.
    Gallimard, Coll. Folio SF n° 246, 2006.
  • Le samouraï virtuel (1992, Snow crash)
    Laffont, Ailleurs et Demain, 1996.
    Livre de Poche SF, 2ième série n° 7221, 2000.
  • L'âge de diamant (1995, The diamond age)
    Rivages, Futurs, 1996.
    Livre de Poche SF, 2ième série n° 7210, 1998.
  • Le code Enigma [Cryptonomicon - 1] (1999, Cryptonomicon)
    Rivages/Payot, Payot SF, 2000.
    Livre de Poche SF, 2ième série n° 7236, 2001.
  • Le réseau Kinakuta [Cryptonomicon - 2] (1999, Cryptonomicon)
    Rivages/Payot, Payot SF, 2001.
    Livre de Poche SF, 2ième série n° 7244, 2002.
  • Golgotha [Cryptonomicon - 3] (1999, Cryptonomicon)
    Rivages/Payot, Payot SF, 2001.
    Livre de Poche SF, 2ième série n° 7255, 2003.
 

   

Commenter cet article