la galette des rois

Publié le par SarahMoon

L'Adoration des Rois mages de Gentile da Fabriano, 1423 Tempera sur bois, 300 x 282 cm Galerie des Offices, Florence. Palla Strozzi commanda ce retable, signé et daté 1423 sur le cadre, pour la chapelle de sa famille dans l'église de Santa Trinita de Florence. La richesse et la culture du donateur sont reflétées par l'utilisation prodigue d'or, par le pigment de lapis-lazuli utilisé pour le manteau de la Vierge et par la splendeur du cortège des Rois mages, avec nottamment des animaux aussi exotiques que des léopards et des singes. Très marqué par le style gothique international encore très présent au début du XVème siècle, le tableau est plus moderne dans les scènes de la prédelle : la Nativité, le Repos pendant la fuite en Egypte et la Présentation au Temple. 

l'Épiphanie (du grec epiphaneia, « manifestation », apparition ou avènement. L'Épiphanie s'appelle aussi le jour des rois.), est donc une fête chrétienne fixée au 6 janvier chez les orthodoxes et célébrée le dimanche le plus proche chez les catholiques. Dans certains pays, la célébration liturgique de la fête est reportée à un dimanche, en vertu d'un indult papal destiné à permettre aux gens de se rendre à la messe (alors qu'ils devraient travailler le 6 janvier si ce jour n'est pas férié dans leur pays). Ainsi, en France, cette fête est célébrée le deuxième dimanche après Noël. 
À l’instar de Noël, qui célèbre la naissance du Christ, la date de l’Épiphanie tire son origine de la fête païenne du solstice d’hiver. Dans les Églises occidentales, elle commémore l’Incarnation de Dieu dans l’humanité de Jésus, symbolisée par la venue des trois Mages  (Évangile selon saint Matthieu, II, 1-12). Dans les Églises orientales, elle célèbre le baptême de Jésus et coïncide avec la célébration de Noël. En Orient comme en Occident, la fête commémore en outre les noces de Cana (Évangile selon saint Jean, II, 1-11), au cours desquelles le Christ accomplit son premier miracle en changeant l’eau en vin.
Les évangiles disent que les rois mages étaient venus d'Orient jusqu'en Judée guidés par une étoile. Cela pour rendre hommage au Roi des Juifs né à Bethléem. Selon la tradition les rois mages étaient au nombre de trois : Melchior, Gaspard et Balthazar. Le chiffre 3 est hautement symbolique, il symbolise en premier lieu les 3 continents : Asie, Afrique et Europe (qui étaient les seuls connus avant la découverte du nouveau monde). C'est aussi la représentation des 3 fils de Noé : Sem, Cham et Japhet. Le chiffre 3 symbolise aussi le nombre de cadeaux qui selon la tradition étaient au nombre de 3 : l'or, l'encens et la myrrhe. Le chiffre 3 symbolise aussi les trois âges de la vie.
Melchior est représenté avec une longue barbe et il est le plus âgé des trois. Il offrit l'or. Gaspar est le plus jeune des trois rois mages et il offrit l'encens. Baltazar est barbu sans être âgé et il offrit la myrrhe. Baltazar n'a pas toujours été noir, sa représentation actuelle date du XVe siècle. Les Mages étaient des astronomes qui au fil des ans ont été parés d'attributs royaux.

La galette des rois

Si l'Épiphanie est une fête religieuse, l'origine de la galette des rois est elle totalement païenne. Elle trouve son origine dans la fête romaine des saturnales. La tradition romaine voulait, qu'à l'occasion des saturnales un roi soit élu parmi les jeunes soldats. Ce"roi " pouvait alors commander tout ce qu'il lui plaisait. Cette tradition a évolué et a perduré au cours des siècles en trouvant sa place le jour de l'Épiphanie.
En France, la tradition veut que l'Épiphanie soit l'occasion de « tirer les rois » : une figurine est cachée dans une pâtisserie et la personne qui obtient cette fève devient le roi de la journée. Cette pratique trouverait son origine dans les Saturnales de la Rome antique.
Dans la moitié nord de la France, depuis le XIVe siècle, on mange la galette des Rois à l'occasion de cette fête. La tradition veut que l'on partage la galette en autant de parts que de convives, plus une. Cette dernière, appelée « part du Bon Dieu », « part de la Vierge » ou « part du pauvre », était destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis.
Un usage moderne veut aussi que la traditionnelle fève soit remplacée ou voisine avec un petit sujet caché à l'intérieur de la pâte de la galette des Rois, la personne ayant dans sa part la fève sera symboliquement couronnée roi ou reine et devra offrir la prochaine galette, quant à celui qui a le sujet il devra offrir la boisson (mousseux, muscat, ou champagne selon la bourse... ). Ce n'est qu'a partir de 1875 que la fève a été remplacée par la fève en porcelaine de Saxe.
Lorsqu'il y a un enfant, celui-ci doit se placer sous la table, et tandis que la personne qui fait le service choisit un morceau, l'enfant désigne le destinataire de cette portion.
Dans le sud de la France, traditionnellement, on ne prépare pas une galette, mais une brioche en forme de couronne, garnie et couverte de fruits confits et de sucre granulé. Un santon (généralement santon-puce) tend à remplacer la fève. Cette couronne des Rois est toujours très présente mais se fait souvent concurrencer par la galette, moins chère (les fruits confits sont coûteux) mais aussi de fabrication et conservation (voire de manipulation !) plus facile. Les non-Provençaux, nombreux à s'installer dans le Midi, restent souvent fidèles à la frangipane.
On trouve des coutumes similaires en Espagne, au Portugal et dans les pays d'Amérique latine. Le Día de 
los Tres Magos
y est souvent un jour férié et les enfants y reçoivent leurs cadeaux plutôt qu'à Noël. En Belgique et aux Pays-Bas : on mange également une galette à la pâte d’amande. Le plus jeune se cache sous la table pour désigner les parts et le roi du jour choisit sa reine. Pendant la journée les enfants parcourent les rues en chantant la chanson de l’étoile et font du porte à porte pour recevoir des mandarines et des bonbons. Cette coutume tend à disparaître en Belgique. Dans les campagnes flamandes cela se fait encore. Notons au passage qu’en Wallonie, c’est à ce moment qu’on commence la préparation du Carnaval.
La tradition de tirer les Rois existe aussi dans le sud des États-Unis, sous le nom de king cake. Ceux-ci sont mangés pendant toute la période qui va de l'Épiphanie jusqu'au carnaval de mardi gras. La fête a lieu le 6 janvier.

 Voilà c'est tout pour le billet culturel. Sinon une fois de plus je n'ai pas été élu reine. La fève étant à son habitude restée dans le seul morceau non attribué. Donc comme la tradition l'exige dans notre famille, nous avons détourné l'attention de la plus jeune personne de la famille en l'occurence ma nièce pour glisser la fève dans sa part. Très fière du haut de ces deux ans et demie d'être couronnée reine, après être sortie de sous la table ou elle officiait.

Publié dans Journal de bord

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