Visages volés de Michael BISHOP

Publié le par SarahMoon

Couverture

 

Visages volés de Michael BISHOP

quatrième de couverture
:

Parce qu'ils sont affligés d'une maladie dégénérative proche de la lèpre, les Muphormes sont condamnés à vivre reclus. C'est du moins ainsi qu'on a présenté la chose à Lucian Yeardance, le nouveau kommissar responsable de leur communauté. 
   Mais en les voyant se battre sans merci les uns contre les autres pour obtenir un surcroît de narcotiques ou de nourriture à chaque ravitaillement, Yeardance, outré, embrasse peu à peu la cause de ces parias au visage ravagé, liant irrévocablement son destin au leur. Pour cela, il devra aller jusqu'au bout de son sacrifice et faire face à une vérité qu'aucun être humain n'est capable de supporter.
   Puissante métaphore de la colonisation, Visages volés retrace, à mi-chemin entre Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad et Les profondeurs de la Terre de Robert Silverberg, la descente aux enfers d'un homme en quête de rédemption.

     Né en 1945, Michael Bishop est certainement l'un des talents les plus originaux de la science-fiction nord-américaine. Il a publié une vingtaine de romans depuis le début des années 70, obtenant en 1982 le prix Nébula pour No Enemy but Time. Connu en France pour son roman Requiem pour Philip K. Dick, il a consacré une grande partie de son œuvre à la description de cultures extra-terrestres avec une démarche ethnologique qui n'est pas sans rappeler celle d'Ursula Le Guin.

Titre original : Stolen Faces, 1977
Traduction de Thibaud ELIROFF
Illustration de Benjamin CARRÉ
GALLIMARD, coll. Folio SF n° 230, octobre 2005
288 pages, catégorie / prix : 6,20 €, ISBN : 2-07-030833-2 

ma critique: 

  Dans ce roman inédit de Michael Bishop on découvre Lucian Yeardance, navigateur galactique accusé d'insubordination, est envoyé sur la planète Tezcatl, une colonie lointaine. Il se verra chargé de l'administration du Sancorage une réserve abritant la honte de Tezcatl: des malades souffrant de la muphormose, une sorte de lépre. Une affectation qui à tout lieu d'être une punition. D'ailleurs son prédécesseur trop content de quitter les lieux ne l'a même pas attendue et a négligé de l'informer des différentes tâches qui l'attendent.  
 Lucian pourrait à l'instar de son prédecesseurs délégués les tâches à ses suborndonnés de juenes gens pleins de préjugés pour les m^phomorphes. Il pourrait se laisser aller à son goût pour les grogs et les hologrammes de lumi-sondes. D'ailleurs c'est ce qu'on attend de lui. Mais il n'a pas envie d'être comme ces prédecesseurs laxiste et se rend dans la réserve pour la distribution des vivres et de médicaments. Là il découvre que ces malades sont loin de recevoir le stricte minimum et se voit confronté à une étrange culture. Il tentera de les aider malgré leur décrépitude moral et  en faisant face à une hiérarchie procédurière qui semble-t-il a tout intérêt à ce que le sort des muphormes ne s'améliorent pas.
Entre dégoût, décrépitude morale et confrontation à une hiérarchie procédurière et pas claire, Yeardance découvre ses « malades », leur étrange culture ainsi que, comme il se doit, le secret que cache leur difformité...
 Je ne sais pas si c'est le mot abstrus ou abscons qui s'appliquerait le mieux au 50 premières page de ce livre, peut-être les deux. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce livre dont les premières pages me semblait plus hermétiques que mes traductions d'hébreu. On se perd entre les néologismes, les données socio-culturel mal définis et arrivant toujours trop tard. Le style quant à lui est loin d'être brillant et ne compense en rien le contenu. 
 Ce n'est que passé cette cinquantaines de pages qu'on commence à apprécier le livre qui pourrait passer pour une métaphore sur les ghetto polonais de la seconde guerre mondiale mais surement pas comme l'indique la quatrième de couverture pour celle de la colonisation. Dans l'obéissance/désobéissance de Yeardance et de ces subordonnées aux directives de l'administration on pourrait également penser aux comportement des officiers Nazis. Ces quelques thèmes sauvent un livre dans l'ensemble médiocre dont l'épilogue est totalement supperflu, et que vous l'aurez compris je ne recommande pas pour une fois. C'est une première sur ce blog d'ailleurs.  

biographie:

Michael Bishop est un écrivain de science-fiction américain né à Lincoln, Nebraska le 12 novembre 1945. Fils de militaire, il passe une année au Japon à l'âge de quatre ans. Ses parents divorcent peu après leur retour aux États-Unis, il s'établit avec sa mère à Mulvane dans l'état du Kansas. Il effectue ses études à Tulsa dans l'Oklahoma puis à l'Université de Géorgie dont il sort diplômé en 1967. Suite à sa maîtrise d'anglais, il soutient une thèse portant sur la poésie de Dylan Thomas (Dylan Thomas' Obscurity: The Legitimacy of Explication, University of Georgia, 1968). Il enseigne l'anglais pendant quatre ans à l'Air Force Academy Preparatory Classes à Colorado Springs avant de revenir enseigner à l'Université de Géorgie. En 1969, il épouse Jeri Ellis Whitaker :ils auront deux enfants Jamie et Stephanie.
 Il publie sa première nouvelle en 1970 dans le magazine Galaxy où il partage la couverture avec Robert Heinlein et Robert Silverberg. Il continue par la suite à publier dans de nombreux magazines. En 1974, devant le succès remporté par ses récits, il décide de quitter l'enseignement pour se consacrer pleinement à l'écriture. Il déménage alors à Pine Mountain dans l'Ouest de la Géorgie, region dans laquelle se dérouleront un certain nombre de ses romans. Son fils, Christopher James Bishop, professeur d'allemand, est mort assassiné le 17 avril 2007 par Cho Seung-Hui lors de la fusillade de l'Université de Virginia Tech.

Romans

  • A Funeral for the Eyes of Fire, 1975 (Le Bassin des cœurs indigo)
    ce roman fut entièrement réécrit en 1980 sous le tite Eyes of Fire
  • And Strange at Ecbatan the Trees, 1976
  • Stolen Faces, 1977 (Visages volés)
  • A Little Knowledge, 1977
  • Not Enemy But Time, 1982
  • The Monkey's Bride, 1983 (La fiancée du singe)
  • Ancient of Days, 1985
  • Philip K. Dick is dead, alas, 1987 (Requiem pour Philip K. Dick)
  • Unicorn Mountain, 1988
  • Count Geiger's Blues, 1992
  • Brittle Innings, 1994

 

Nouvelles

  • Pinon Fall, 1970 (Papillons dans la neige)
  • If a Flower Could Eclipse, 1970
  • Spacemen and Gypsies, 1971 (Gens de l'espace et du voyage)
  • Darktree, Darktide, 1971 (Un grand flot noir)
  • A Tapestry of Little Murders, 1971 (Un tissu de petits meurtres)
  • The White Otters of Childhood, 1973 (Les Loutres blanches de l'enfance)
  • The Window in Dante's Hell, 1973 (Une fenêtre dans l'enfer de Dante)
  • Death and Designation Among the Asadi, 1973 (Mort et succession des Asadis)
  • On the Street of Serpents, 1974 (Ce qui se passa rue des Serpents)
  • Cathadonian Odyssey, 1974 (Odyssée sur Cathadonie)
  • In Rubble, Pleading, 1974 (Prière dans les décombres)
  • The Tigers of Hysteria Feed Only on Themselves, 1974 (Les Tigres de l'hystérie ne se nourissent que d'eux-même)
  • Rogue Tomato, 1975 (La Tomate vagabonde)
  • Allegiances, 1975 (Les Allégeances)
  • The Contributors to Plenum Four, 1975
  • Blooded on Arachne, 1975
  • The Samurai and the Willows, 1976 (Le Samouraï et les saules)
  • In Chinistrex Fortronza the People are Machines or, Hoom and the Homunculus, 1976
  • Leaps of Faith, 1977 (Sursauts de foi)
  • Effigies, 1978 (Effigies)
  • Three Dream Woman, 1978 (La Femme aux trois rêves)
  • The Quickening, 1981 (Retour à la vie)
  • Taccati's Tomorrow, 1986 (Le Rendez-vous de Taccati)
  • For Thus Do I Remember Carthage, 1987 (Je me souviens de Carthage)
  • Apartheid, Superstrings, and Mordecai Thubana, 1992 (Apartheid, supercordes et Mordecai Thubana)

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