la Traviata de Verdi: Libiamo ne'lieti calici

Publié le par SarahMoon

Et voilà une nouvelle partition à ajouter: Libiamo ne'lieti calici extrait de la Traviata de Verdi  transcrit par N.Toledo.
 pour la partition: http://www.free-scores.com/PDF/verdi-giuseppe-traviata-brindisi-9601.pdf
et  pour l'écouter: http://www.free-scores.com/MIDI/verdi-giuseppe-traviata-brindisi-9601.midi

voici aussi l'introductin de la traviata: http://www.free-scores.com/PDF/verdi-giuseppe-traviata-introduzione-9600.pdf
VALZER  e duetto:  http://www.free-scores.com/PDF/verdi-giuseppe-traviata-valzer-duetto-9602.pdf
N4: Streta dell'introduzione: http://www.free-scores.com/PDF/verdi-giuseppe-traviata-streta-dell-039-introduzione-9603.pdf


A propos de la Traviata:

La Traviata, ( la femme perdue) de son nom complet Violetta ossia la Traviata, est un opéra en 3 actes (Mais il peut être joué parfois en 4 actes) de Giuseppe Verdi et dont le texte est de Francesco Maria Piave, d'après le roman d'Alexandre Dumas fils, La Dame aux camélias. Histoire aussi magnifique que l'opéra qui repose sur les talents du rôle titre ( la soprano) et exige de grandes qualités lyriques.  Cet opéra fait partie d'une trilogie composée en 1853 par Verdi : Rigoletto, Il trovatore (le Trouvère tout aussi beau) et la Traviata. Les ressemblances musicales de ces trois œuvres sont évidentes et très reconnaissables : belles mélodies, airs envoûtants, suprématie des choeurs chers à Verdi.
La première représentation eut lieu au théâtre La Fenice à Venise, le 6 mars 1853. L'opéra devait initialement s'appeler "Amore e morte" (amour et mort) mais Verdi changea le titre pendant les répétitions (le mot "traviata" signifie, en italien, "la femme perdue ou "la dévoyée").
 Contrairement au succès actuel, La Traviata connut un échec retentissant lors de sa création. Certains avancèrent la thèse des costumes des interprètes, jugés trop modernes, mais pour Verdi l'échec était imputable aux chanteurs (Verdi remania d'ailleurs la partition pour les autres représentations) et au fait que l'action avait été scéniquement transposée au XVIIIe siècle (et non au XIXe siècle). Échec aussi dû en partie au choix du compositeur de prendre pour héroïne une femme et de surcroît, une courtisane. Fait nouveau pour l'époque, et la première fois dans l'histoire de l'opéra. Le choix de ce sujet pouvait heurter les sensibilités, au milieu du XIXe siècle, dans une Italie profondément catholique.
Le Times titra à l'époque : « œuvre pleine d'obscénités, horrible et sale ». Lorsque l'opéra fut rejoué le 6 mai 1854 au théâte San Benedetto de Venise, où il remporta un succès total. Le livret parut en France en 1862, et l'opéra fut joué à Paris en 1864. Une adaptation française parut en 1865 La Traviata est aujourd'hui un des opéras les plus populaires du répertoire lyrique. 
 Il faut également savoir que la Traviata est une commande du directeur de la Fenice en 1852. Verdi découvre la pièce la Dame aux camélias mise en scène par Alexandre Dumas fils lors de sa première représentation à Paris le 2 février de cette même année, il est alors pour un court séjour dans la capitale française avec Giuseppina Strepponi. Il a alors trente neuf ans et a déjà composé dix-huit de ses opéras.

Intrigue: 

 L'action se passe à Paris au XIXe siècle (c'est le seul opéra de Verdi dont l'action se situe à l'époque de la création). Alfredo Germont, jeune homme de bonne famille tombe éperdument amoureux d’une courtisane Violetta lors d’un dîner.
 Celle-ci souffre en effet de la tuberculose et pour oublier sa maladie, Violetta Valery, courtisane de son état, donne une fête. Tous ses amis sont réunis autour d'elle, y compris son amant en titre, le baron Douphol. Au cours de cette fête, Gaston lui présente un de ses amis, Alfredo Germont. Celui-ci déclare sa flamme à Violetta, qui lors d'un duo entre les deux protagonistes, se laisse prendre au jeu de l'amour après y avoir renoncé...
Par amour, Violetta délaisse totalement ses nombreux amants pour vivre une folle passion avec Alfredo. Tous deux vont s'installer à la campagne et partagent un bonheur parfait lorsque Alfredo apprend par Annina, la femme de chambre, que Violetta dilapide ses propres biens pour l'entretien du ménage. Il part alors à Paris honorer les dettes de Violetta.
 Restée seule, Violetta reçoit la visite du père d'Alfredo, Giorgio Germont. Celui-ci lui reproche cette union qui déshonore sa famille. Il lui reproche de dilapider les biens d'Alfredo, elle lui tend une lettre lui prouvant le contraire. Il évoque alors sa fille, fiancée à un homme dont la famille refuse de consentir au mariage tant qu'Alfredo vivra avec Violetta. Il joue ainsi sur la corde sensible de Violetta, ajoutant que sa liaison avec Alfredo n'aura qu'un temps puisqu'elle ne pourra être bénie par le mariage. Il lui demande donc de renoncer à cette liaison. Cédant à ses supplications, Violetta écrit une lettre de rupture à Alfredo et part à la fête de Flora, son amie, à Paris.
Lors de cette réception, Alfredo arrive seul; Violetta, quant à elle, arrive au bras du Baron Douphol. Après une partie de jeu où il gagne, Alfredo appelle les invités et déclare qu'il veut, devant témoin, rembourser à Violetta l'argent qu'elle a dépensé pour lui. Il jette ses gains de jeu aux pieds de Violetta; les invités sont scandalisés par son attitude, tout comme son père qui vient d'arriver et le lui fait savoir devant toute l'assistance.
 La maladie dont elle était atteinte réapparaît et c'est seule en compagnie de sa fidèle camériste que Violetta se meurt. Violetta est gravement malade, et ses jours sont comptés... Elle est dans son appartement parisien, soignée par Aninna. Elle lit et relit la Lettre de Giorgio Germont, espoir de l'amour retrouvé. Germont avoue dans cette lettre qu'il a raconté toute la vérité à Alfredo et que ce dernier va venir la voir.
Par une lettre de son père, Alfredo apprend qu’elle n’a jamais cessé de l’aimer et que le responsable de leur séparation n’est autre que son père. Furieux et repentant, il accourt auprès de Violetta, mais trop tard : rongée par la maladie, Violetta meurt dans ses bras en lui disant : "Si tu ne m'as pas sauvée par ton retour, nul au monde n'en aura le pouvoir".Et elle meurt
 Violetta était déjà malade avant de tomber amoureuse d’Alfredo, mais ce n’est pas seulement sa maladie qui la fait souffrir. Elle est victime de la société bourgeoise et des principes qui la régissent. Elle va mourir, certes mais heureuse comme elle ne l’a jamais été avant, heureuse d’un amour retrouvé et enfin reconnue. C’est un des premiers livrets écrits jusqu’à présent où l’héroïne meurt à la fin. Par cet opéra Verdi ouvre la porte aux futurs opéras de Puccini. Ce qui est au cœur de l'œuvre, c'est le sacrifice de Violetta, sacrifice qu'elle accomplit pour satisfaire aux règles de la société bourgeoise de l'époque. Le thème choisi ici est totalement en dehors des conventions habituelles de l'opéra romantique dans lequel l'héroïne est conduite à la folie, au suicide ou bien encore à finir ses jours dans un couvent : ici, elle meurt de tuberculose

 et pour ceux qui voudraient des extraits de l'opéra c'est ici: 
 LA TRAVIATA EXT 1
LA TRAVIATA EXT 2
LA TRAVIATA EXT 3

Biographie

Giuseppe Fortunino Francesco Verdi est un compositeur romantique italien né le 10 octobre 1813 aux Roncole, mort le janvier 1901 à Milan. Son œuvre, composée essentiellement d’opéras très populaires de son vivant, connaît encore aujourd’hui un très grand succès. Il est l’un des compositeurs d’opéra italien les plus influents du XIXe siècle, bien au-delà de Bellini, Donizetti et Rossini. Ses œuvres sont fréquemment jouées dans les maisons d’opéra du monde entier et, dépassant les frontières du genre, certains de ses thèmes sont depuis longtemps inscrits dans la culture populaire, comme La donna è mobile de Rigoletto ou Libiam ne’lieti calici de La Traviata. Bien que ses compositions soient parfois critiquées pour utiliser un diatonisme sacrifiant au goût populaire plutôt qu’un idiome musical purement chromatique et pour leur tendance au mélodrame, les chefs-d’œuvre de Verdi dominent encore le répertoire un siècle et demi après leur création. Visionnaire et engagé politiquement, il demeure, aux côtés de Garibaldi et Cavour, une figure emblématique de la réunification de la péninsule italienne : le Risorgimento

source portail de la musqiue classique

 

Publié dans musique et partition

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