partition de Clair de lune de Beethoven, sonate n=°14 op.27 n=°2

Publié le par SarahMoon

Voici un autre morceau de piano que j'apprécies d'entendre et de jouer: la Clair de lune de Beethoven sonate n=°14 op. 27 n=°2 en ut dièse mineur, voici un lien ou trouver la partition gratuite et libre de droit puisque faisant partie du domaine public:  http://www.free-scores.com/PDF/beethoven-ludwig-van-sonata-282.pdf

ou bien http://www.sheetmusicarchive.net/dlpage_new.cfm?composition_id=147
et pour l'écouter: http://www.free-scores.com/MIDI/beethoven-ludwig-van-sonata-282.midi 

la petite histoire de la sonate Clair de lune de Beethoven sonate n=°14 op. 27 n=°2 en ut dièse mineur

La Sonate pour piano n° 14 en do dièse mineur, opus 27 n° 2, de Ludwig van Beethoven, fut composée en 1801 et publiée en 1802 avec une dédicace à la comtesse Giulietta Guicciardi, jeune femme de dix-sept ans dont le musicien semble avoir été amoureux. Comme sa jumelle la Sonate pour piano n° 13, Beethoven l'intitula « Sonata quasi una fantasia » pour traduire sa volonté de s'affranchir du moule de la sonate classique.
La sonate fut composée entre les Première et Deuxième Symphonies, dans la période de crise morale que traversait Beethoven qui prenait conscience de sa surdité débutante. Son succès fut considérable aussi bien auprès des critiques que du public. Des années plus tard alors qu'il composait des œuvres plus audacieuses encore, Beethoven s'irrita du succès de cette sonate qu'il estimait moins bonne que d'autres. La comparant à la Sonate pour piano n° 24 en fa dièse majeur qu'il venait d'achever, il déclara ainsi vers 1810 : « On parle toujours de la sonate en ut dièse mineur, j'ai pourtant écrit mieux que cela, ainsi la sonate en fa dièse majeur est autre chose. »
Le surnom « Clair de lune », sous lequel elle est largement connue aujourd'hui, lui fut donné par le poète allemand Ludwig Rellstab en 1832. Ce dernier voyait dans le premier mouvement de cette sonate l'évocation d'une « barque au clair de lune sur le Lac des Quatre Cantons »  . Beethoven ne sut jamais rien de cette appellation subjective, dont il est probable qu'elle ne traduit aucunement les intentions du compositeur.

Le thème du premier mouvement est très populaire et a été repris de nombreuses fois. On peut citer entre autre :

  • La Ballade de Bruno (1977), film de Werner Herzog ;
  • Misery (1990), film de Bob Reiner ;
  • Entretien avec un vampire (1994), film de Neil Jordan ;
  • Earthworm Jim 2 (1995), jeu-vidéo de Shiny Entertainment;
  • Resident Evil (1996), jeu vidéo de Capcom;
  • Return to Castle Wolfenstein (2001), jeu-vidéo;
  • Live_in_San_Francisco_(Joe_Satriani) (2001), le morceau est joué par Stuart "Stu" Hamm le bassiste de Joe Satriani. La vidéo est visible sur youtube [1]
  • Le Pianiste (2002), film de Roman Polanski;
  • Elephant (2003), film de Gus Van Sant;
  • La Face cachée de la lune (2003), film de Robert Lepage;
  • Confessions d'un homme dangereux (2003), film de George Clooney;
  • Ray (2005), film de Taylor Hackford;
  • Revolver (2005), film de Guy Ritchie;
  • The Quiet (2005), film de Jamie Babbit;
  • The Great Event, une musique de Leonard Cohen, dans More Best of Leonard Cohen (1997);
  • A fleur de toi, une chanson interprétée par Vitaa et composée par Mounir Maarouf, sortie en février 2007 sur le label Motown France (Diam's);
  • Détective Conan. Dans l'épisode spécial intitulé "Sonate pour crime au clair de lune", la Sonate pour piano n°14 de Beethoven est reprise. A chaque morceau joué, les détectives privés et la police retrouvent le piano accompagné d'un mort assassiné. L'assassin laisse des partitions de la sonate sur les lieux du crime !

Qu'est-ce qu'une sonate: 

Une sonate est une composition instrumentale de musique classique : c'est plus précisément, l'une des formes les plus importantes de la musique de chambre. Au départ, le mot désigne « une musique qui sonne » (en italien, sonata, suonata, sonnare). La musique opposée à la sonate était la cantate (de l'italien, cantare = chanter). Les premières sonates sont apparues vers 1580 de Giovanni Croce et Andrea Gabrieli. De ce dernier, la « Sonate a 5 instromenti » (de 1586), est aujourd'hui perdue. Depuis lors, de très nombreux compositeurs ont écrit d'innombrables sonates pour tous les instruments imaginables de leur époque.

  • La sonate s'est élaborée de façon progressive : au début, elle se distingue peu d'autres genres, tels que la partita, la canzone ou la suite. Elle possède cependant deux variantes : la « sonata da chiesa » ou sonate d'église, et la « sonata da camera » ou sonate de chambre.
  • C'est à l'époque de Corelli que la « forme sonate » se fixe : son succès sera la cause du déclin de la suite et, plus tard, adaptée à l'orchestre et prenant de plus grandes proportions, elle donnera naissance à la symphonie.

Beethoven en 1823, à l’époque de la composition des Variations Diabelli et de la Neuvième symphonie. Muré dans sa surdité devenue totale, il ne communiquait plus avec son entourage que par l’intermédiaire de cahiers de conversation. Portrait de F.G. Waldmüller



Portrait de beethoven par F.G. Waldmüller

Biographie du compositeur:

Ludwig van Beethoven (pron. en allemand : API: [ˈluːt-vɪç-fan-ˈbeːt-hoː-fn]), né à Bonn le 16 ou le 17 décembre 1770 et mort à Vienne le 26 mars 1827, était un compositeur allemand dont l’œuvre s’étend chronologiquement de la période classique aux débuts du romantisme.
 Ludwig van Beethoven naquit à Bonn en Rhénanie, le 16 ou le 17 décembre 1770, dans une famille modeste qui perpétuait une tradition musicale depuis au moins deux générations. Son grand-père paternel, Ludwig van Beethoven l’ancien (1712-1773), descendait d’une famille flamande roturière originaire de Malines
. Homme respecté et bon musicien, il s’était installé à Bonn en 1732 et était devenu maître de chapelle du Prince-Électeur de Cologne. Son père, Johann van Beethoven (1740-1792), était musicien et ténor à la Cour de l’Électeur. Homme médiocre, brutal et alcoolique notoire, il éleva ses enfants dans la plus grande rigueur. Sa mère, Maria-Magdalena van Beethoven, née Keverich (1746-1787), était la fille d’un cuisinier de l’Électeur de Trèves. Dépeinte comme douce mais dépressive, elle fut aimée de ses enfants mais effacée. Ludwig était le cadet de sept enfants dont trois seulement atteignirent l’âge adulte : lui-même, Kaspar-Karl (1774-1815) et Johann (1776-1848).
Il ne fallut pas longtemps à Johann van Beethoven pour détecter le don musical de son fils et réaliser le parti exceptionnel qu’il pouvait en tirer. Songeant à l’enfant Mozart, exhibé en concert à travers toute l’Europe une quinzaine d’années plus tôt, il entreprit dès 1775 l’éducation musicale de Ludwig et, devant ses exceptionnelles dispositions, tenta en 1778 de le présenter au piano à travers la Rhénanie, de Bonn à Cologne. Mais là où Léopold Mozart avait su faire preuve d’une subtile pédagogie auprès de son fils, Johann van Beethoven ne semble avoir été capable que d’autorité et de brutalité : cette expérience demeura infructueuse et sans suite, à l’exception d’une tournée aux Pays-Bas en 1781.
 Parallèlement à une éducation générale qu’il dut pour beaucoup à l’accueil et à la bienveillance de la famille von Breuning et à son amitié avec le médecin Franz-Gerhard Wegeler, auxquels il fut attaché toute sa vie, le jeune Ludwig devint l’élève de Christian Gottlob Neefe (piano, orgue, composition) et composa pour le piano, entre 1782 et 1783, les Neuf Variations sur une marche de Dressler et les trois Sonatines dites à l’Électeur qui marquèrent symboliquement le début de sa production musicale.
 Devenu organiste adjoint à la Cour du nouvel Électeur Max-Franz qui devint son protecteur (1784), Beethoven fut remarqué par le comte Ferdinand von Waldstein dont le rôle s’avéra déterminant pour le jeune musicien. Il emmena Beethoven une première fois à Vienne en avril 1787, séjour au cours duquel aurait eu lieu une rencontre furtive avec Mozart.
 Mais surtout, en juillet 1792, il présenta le jeune Ludwig à Joseph Haydn qui, revenant d’une tournée en Angleterre, s’était arrêté à Bonn. Impressionné par la lecture d’une cantate composée par Beethoven tout en étant lucide sur les carences de son instruction, Haydn l’invita à faire des études suivies à Vienne sous sa direction. Conscient de l’opportunité que représentaient, à Vienne, l’enseignement d’un musicien du renom de Haydn, et quasiment privé de ses attaches familiales à Bonn (sa mère était décédée de la tuberculose en juillet 1787, et son père, sombrant dans l’alcoolisme, avait été mis à la retraite en 1789 ), Beethoven accepta. Le 2 novembre 1792 il quitta les rives du Rhin pour ne jamais y revenir.
 À la fin du XVIIIe siècle, Vienne était la capitale de la musique occidentale et représentait la meilleure chance de réussir pour un musicien désireux de faire carrière. Âgé de 22 ans à son arrivée, Beethoven avait déjà beaucoup composé, mais pour ainsi dire rien d’important.
 En effet, bien que Beethoven c’est comme pianiste virtuose qu’il allait forger sa réputation, bien avant de se faire un nom comme compositeur. Quant à l’enseignement de Haydn, si prestigieux qu’il fût, il s’avéra décevant à bien des égards. D’un côté, Beethoven se mit rapidement en tête que son maître le jalousait ; de l’autre côté, Haydn ne tarda pas à s’irriter devant l’indiscipline et l’audace musicale de son élève. Malgré une estime réciproque plusieurs fois rappelée, Haydn n’eut jamais avec Beethoven les rapports de profonde amitié qu’il avait eus avec Mozart et à l’origine d’une si féconde émulation. 
 En 1796. Beethoven entreprit une tournée de concerts qui le mena de Vienne à Berlin en passant notamment par Dresde, Leipzig, Nuremberg et Prague. Si le public loua sa virtuosité et son inspiration au piano, sa fougue lui valut le scepticisme des critiques des plus conservateurs.
 En 1798 Beethoven fréquenta assidûment l’ambassade de France à Vienne où il rencontra Bernadotte et le violoniste Rodolphe Kreutzer auquel il dédia, en 1803, la Sonate pour violon no 9 qui porte son nom. Tandis que son activité créatrice s’intensifiait, le compositeur participa jusqu’aux environs de 1800 à des joutes musicales dont raffolait la société viennoise et qui le consacrèrent plus grand virtuose de Vienne. Des pianistes réputés comme Muzio Clementi, Johann Baptist Cramer, Josef Gelinek, Johann Hummel et Daniel Steibelt en firent les frais
 La fin des années 1790 fut aussi l’époque des premiers chefs-d’œuvre. Bien que l’influence des dernières symphonies de Haydn y fût apparente, cette dernière était déjà empreinte du caractère beethovénien et portait en germe la promesse de réussites plus grandes encore. Le Premier Concerto et la Première symphonie furent joués avec un grand succès le 2 avril 1800, date de la première académie de Beethoven (concert que le musicien consacrait entièrement à ses œuvres). Conforté par les rentes que lui versaient ses protecteurs, Beethoven, dont la renommée grandissante commençait à dépasser les frontières de l’Autriche, semblait à ce moment de sa vie promis à une carrière de compositeur et d’interprète glorieuse et aisée.
L’année 1802 marqua un premier grand tournant dans la vie du compositeur. Dans le plus grand secret, il commençait depuis 1796 à prendre conscience d’une surdité qui devait irrémédiablement progresser jusqu’à devenir totale avant 1820. Se contraignant à l’isolement par peur de devoir assumer en public cette terrible vérité, Beethoven gagna dès lors une réputation de misanthrope dont il souffrit en silence jusqu’à la fin de sa vie. Conscient que son infirmité lui interdirait tôt ou tard de se produire comme pianiste et peut-être de composer, il songea un moment au suicide, puis exprima à la fois sa tristesse et sa foi en son art dans une lettre qui nous est restée sous le nom de Testament de Heiligenstadt, qui ne fut jamais envoyée et fut retrouvée seulement après sa mort.
Heureusement, sa vitalité créatrice ne s’en ressentit pas. Après la composition de la tendre Sonate pour violon no 5 dite Le Printemps (Frühlings, 1800) et de la Sonate pour piano no 14 dite Clair de Lune (1801), c’est dans cette période de crise morale qu’il composa la joyeuse et méconnue Deuxième Symphonie (1801-1802) et le plus sombre Concerto pour piano no 3 (1800-1802) où s’annonçait nettement, dans la tonalité d’ut mineur, la personnalité caractéristique du compositeur. Ces deux œuvres furent accueillies très favorablement le 5 avril 1803, mais pour Beethoven une page se tournait ; dès lors sa carrière s’infléchit. Privé de la possibilité d’exprimer tout son talent et de gagner sa vie en tant qu’interprète, il allait se consacrer à la composition avec un courage et une force de caractère que rien n’avait laissé prévoir. Au sortir de la crise de 1802 s’annonçait l’héroïsme triomphant de la Troisième Symphonie
Après 1805, malgré l’échec retentissant de l'opéra Fidelio, la situation de Beethoven était redevenue favorable. Malgré l'échec de sa realtion avec  Joséphine von Brunsvik sa vie sociale était satisfaisante, les années 1806 à 1808 furent aussi les plus fertiles en chefs-d’œuvre de toute sa vie : la seule année 1806 vit la composition du Concerto pour piano no 4, des trois Quatuors à cordes no 7, no 8 et no 9 dédiés au comte Razumovsky, de la Quatrième Symphonie et du Concerto pour violon.
 À l’automne de cette année Beethoven accompagna son mécène le prince Carl Lichnowsky dans son château de Silésie et fit à l’occasion de ce séjour la plus éclatante démonstration de sa volonté d’indépendance. Lichnowsky ayant menacé de mettre Beethoven aux arrêts s’il s’obstinait à refuser de jouer du piano pour des officiers français stationnés dans son château (la Silésie était occupée par l’armée napoléonienne depuis Austerlitz), le compositeur quitta son hôte après une violente querelle. S’il se mettait en difficulté en perdant la rente de son principal mécène, Beethoven était parvenu à s’affirmer comme artiste indépendant et à s’affranchir symboliquement du mécénat aristocratique
Le mois de juillet 1812, abondamment commenté par les biographes, marqua un nouveau tournant dans la vie de Beethoven. Séjournant en cure thermale dans la région de Tœplitz et de Karlsbad, il rédigea l’énigmatique Lettre à l'immortelle Bien-aimée et fit la rencontre infructueuse de Goethe par l’entremise de Bettina Brentano. Pour des raisons qui demeurent mal précisées, ce fut aussi le début d’une longue période de stérilité dans la vie créatrice du musicien. Beethoven perdit peu à peu les faveurs de Vienne toujours nostalgique de Mozart et acquise à la musique plus frivole de Rossini.
Tandis que sa situation financière devenait de plus en plus préoccupante, Beethoven tomba gravement malade entre 1816 et 1817 et sembla proche du suicide. Les forces de Beethoven revinrent à la fin de 1817. Beethoven avait toujours été croyant, sans être un pratiquant assidu, mais sa ferveur chrétienne s’accrut notablement au sortir de ces années difficiles, ainsi qu’en témoignèrent les nombreuses citations de caractère religieux qu’il recopia dans ses cahiers à partir de 1817. Toutefois, il aurait entretenu des liens avec la franc-maçonnerie, ce qui lui aurait valu l’Excommunication
Au printemps de 1818 lui vint l’idée d’une grande œuvre religieuse. Mais la colossale Missa Solemnis en ré majeur réclama au musicien quatre années de travail opiniâtre (1818-1822) et la messe ne fut remise à son dédicataire qu’en 1823. Parallèlement à ce travail furent composées les trois dernières Sonates pour piano (no 30, no 31 et no 32).
 Mais il lui restait à composer un ultime chef-d’œuvre pianistique : l’éditeur Anton Diabelli avait invité en 1822 l’ensemble des compositeurs de son temps à écrire une variation sur une valse très simple de sa composition. Après s’être d’abord moqué de cette valse, Beethoven dépassa le but proposé et en tira un recueil de 33 Variations que Diabelli lui-même estima comparable aux célèbres Variations Goldberg de Bach, composées quatre-vingts ans plus tôt.
De retour à Vienne en décembre 1826, Beethoven contracta une double pneumonie dont il ne put se relever : les quatre derniers mois de sa vie furent marqués par des douleurs permanentes et une terrible détérioration physique. La cause directe de la mort du musicien, selon les observations de son dernier médecin (le docteur Wawruch) semblait être une décompensation de cirrhose hépatique.
 Mais l’explication la plus récente, appuyée sur des analyses de ses cheveux et de fragments osseux, serait qu’il a souffert toute la fin de sa vie (indépendamment de sa surdité, le compositeur se plaignait régulièrement de douleurs abdominales et de troubles de la vision) d’un saturnisme chronique. Jusqu’à la fin le compositeur resta entouré de ses proches amis, notamment Karl Holz, Anton Schindler et Stephan von Breuning.
 Quelques semaines avant sa mort il aurait reçu la visite de Franz Schubert, qu’il ne connaissait pas et qu’il regrettait d’avoir découvert si tardivement. Le 26 mars 1827 s’éteignit Ludwig van Beethoven, à l’âge de cinquante-six ans. Alors que Vienne ne se souciait plus guère de son sort depuis des mois, ses funérailles, le 29 mars 1827, réunirent un cortège impressionnant de plusieurs milliers d’anonymes. Beethoven repose au cimetière de Vienne.

  source: portail de la musqiue classique
  

Publié dans musique et partition

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