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Mercredi 6 février 2008

Affiche pour la création de Carmen (1875). est un opéra, en quatre actes de Georges Bizet, composé en 1875, sur un livret d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy, d'après la nouvelle Carmen, de Prosper Mérimée. L'œuvre a été créée le 3 mars 1875 à l'Opéra-Comique de Paris.
 Après la mort de Bizet, son ami le compositeur Ernest Guiraud a remplacé les passages parlés originaux, caractéristiques de l'opéra-comique, par des récitatifs. Cette révision a peut-être contribué au succès de l'œuvre en facilitant sa diffusion, notamment dans certains théâtres étrangers, peu habitués à pratiquer l'alternance entre dialogues et musique dans une œuvre lyrique. Cependant, cette adaptation est souvent contestée par les musicologues, et de nos jours, les deux versions sont jouées. Quoi qu'il en soit, cet opéra a rapidement bénéficié d'une très grande popularité qui ne s'est jamais démentie. Il est généralement considéré comme l'opéra français le plus joué dans le monde. C'est aussi le premier opéra dont je me souvienne et sans conteste mon préféré. 

Ou trouver le livret de l'opéra Carmen de Bizet: http://operetta.stanford.edu/Bizet/Carmen/libretto.html
et sur http://fr.wikisource.org/wiki/Carmen_%28op%C3%A9ra%29
pour écouter l'opéra Carmen au format MP3: http://www.classicistranieri.com/dblog/articolo.asp?articolo=7789

quelques partitions de l'opéra carmen: 

le prélude de carmen (partition piano): http://www.free-scores.com/PDF/bizet-georges-carmen-prelude-2431.pdf

Habanera ( voix et piano) : http://www.free-scores.com/PDF/bizet-georges-habanera-de-carmen-6925.pdf

Affiche pour la création de Carmen (1875).

Carmen

Les partitions sont gratuites et libres de droits car se trouvant dans le domaine publics. 

Voir la vidéo du prélude Victor Costa dirige Carmen, acte 1
voir la vidéo d'Habanera: Jennifer Larmore - Habanera

Acte I

L'ouverture est une des plus célèbres de l'histoire de la musique: un Allegro giocoso correspondant au motif du toréador, il sera joué aux moments clefs de l'opéra (Carmen jete la fleur à José, Micaéla convainc José de partir...) et résonnera à toute volée à la fin du duo final.

 L'hitstoire prend palce sur une place à Séville, entre la caserne des dragons d'Alcala et une manufacture de tabac. Des soldats montent la garde. Leur brigadier, Moralès, voit arriver une jeune fille aux nattes blondes : c'est Micaëla qui cherche son fiancé, le brigadier Don José. Les sollicitations des dragons se faisant trop pressantes elle s'éclipse.
 On entend alors les clairons de la garde montante suivie d'un petit groupe de gamins qui jouent aux soldats :  Moralès annonce à Don José qu'une « jolie fille est venue le demander », et qu'elle reviendrait... Le capitaine Zuniga, nouveau dans la province, demande à Don José s'il sait ce qu'est ce bâtiment que l'on voit de l'autre côté de la place. C'est, répond le brigadier une manufacture de tabac, où ne travaillent que des femmes. Sont-elles jolies, demande le capitaine. Don José répond qu'il l'ignore car, navarrais, il estime que « ces Andalouses lui font peur », qu'il « préfère éviter le regard brûlant des Andalouses » et il raconte comment il est devenu soldat.
 La cloche sonne. C'est l'heure de la pause pour les cigarières de la manufacture qui font l'éloge de la fumée du tabac. Une ouvrière, la plus attendue de toutes ne tarde pas à apparaître, c'est Carmen. Les jeunes gens assemblés demandent à Carmen quand elle les aimera. En guise de réponse Carmen expose sa philosophie de l'amour, quelque peu pessimiste, dans la célébrissime habanera, dont Bizet a emprunté la musique à un recueil de chansons espagnoles d'Yradier.  Alors qu'elle chantait sa chanson, Carmen a repéré Don José, elle l'aborde et engage avec lui une conversation sur un ton un peu moqueur puis arrache de son corsage une fleur qu'elle lance au jeune homme.  Le destinataire, après quelque hésitation ramasse la fleur qui est tombée à terre.
Arrive Micaëla qui annonce à Don José qu'elle vient de la part de sa mère, elle lui remet une lettre qui conseille au jeune homme d'épouser... la porteuse de la lettre car « il n'y en a pas de plus sage et de plus gentille ».
Un vif tumulte se produit. On apprend que Carmen s'est moqué d'une ouvrière, qu'il en est résulté une bagarre et que Carmen a marqué un X au couteau sur le visage de son adversaire. Zuniga interroge Carmen, et la fait arrêter en lui promettant la prison. Ce sera Don José qui sera chargé de l'y conduire. Carmen commence à embobiner son aimable gardien et chante la séguedille : « sous les remparts de Séville ». Il n'en faut pas plus pour que le trop sensible geôlier délie la corde et laisse s'échapper sa prisonnière.

 voir la vidéo CARMEN - Près de Remparts de Séville

Acte II

Deux mois plus tard, des officiers se trouvent dans la taverne de Lillas Pastia, repaire notoire de contrebandiers. Carmen chante la « chanson bohème », accompagnée des deux autres bohémiennes, ses amies Mercédès et Frasquita. Lillas Pastia déclare que l'heure de la fermeture a sonné, le capitaine Zuniga lui répond qu'il n'est pas dupe de ce qui se passe dans l'établissement après la fermeture.
Il  invite les bohémiennes au théâtre, celles-ci refusent. Il invite Carmen qui refuse également, il lui demande si c'est parce qu'elle lui en veut de l'avoir envoyé en prison. Mais Carmen feint de ne pas s'en souvenir. Et Zuniga lui annonce que le jeune brigadier chargé de la conduire s'est fait dégrader et emprisonner pour l'avoir laissé échapper. Mais le soldat vient de terminer de purger sa peine
.On entend des exclamations qui viennent de l'extérieur de la taverne : « Vivat le le torero Vivat Escamillo. »Le chœur loue l'intrépidité d'Escamillo qui s'est couvert de gloire aux dernières courses de Grenade. Moralès l'invite et il entre dans l'auberge. Sitôt entré, Escamillo s'adresse aux officiers :« Votre toast, je veux vous le rendre Senors. »
Escamillo aperçoit Carmen et lui fait des avances, qu'elle rejette avec une certaine coquetterie. Les contrebandiers Le Dancaïre et Le Remendado essayent d'embringuer Carmen et ses deux amies dans une opération de déchargement de marchandise sur la côte. Carmen refuse de les accompagner. sou prétexte d'être amoureuse. 
De qui Carmen est-elle amoureuse ? Certainement, dit Frasquita de ce prisonnier à qui Carmen a fait remettre une lime et une pièce d'or pour qu'il puisse d'échapper, mais il ne s'en est pas servi. Don José tout juste sorti de prison fait son entrée au moment où tous les autres, sauf Carmen bien entendu, partent. Carmen lui demande pourquoi il ne s'est pas servi de cette lime. Le brigadier répond que son honneur de soldat lui interdit de déserter et proclame son amour à celle qu'il retrouve.
Carmen s'amuse à rendre jaloux son amoureux en disant qu'elle à dansé pour les soldats mais elle le calme en disant qu'elle dansera pour lui seul cette fois, ce qu'elle fait dans une danse très suggestive et ensorcelante mais les choses, si bien commencées se gâtent alors: le clairon sonne et Don José doit rejoindre son unité, ce que n'accepte pas Carmen.
« Il court, il perd la tête et voilà son amour. » Don José proteste de toute sa force : « la fleur que tu m'avais jetée dans la prison était restée flétrie et sèche cette fleur gardait toujours sa douce odeur. » Carmen demande à Don José pour lui prouver son amour de la suivre dans la montagne . Mais pour Don José, c'est la honte et l'infamie que de déserter. « Non, je ne t'aime plus » lui dit Carmen « Adieu, adieu pour jamais » dit Don José.
Survient le capitaine Zuniga qui entre en faisant sauter la porte et qui prétend user de l'autorité que lui confère son grade pour chasser le brigadier et courtiser Carmen. Don José saute sur son sabre, les contrebandiers désarment le capitaine et le retiennent quelque temps. Zuniga admet son impuissance et tient des propos menaçants à l'égard de Don José. « Es-tu des nôtres maintenant ? », demande Carmen à Don José, qui piteusement répond : « il le faut bien ».

Acte III: 

cette fois-ci sommes sur un site pittoresque et sauvage dans la montagne, le repaire des contrebandiers. Ils évoquent la grandeur de leur métier. Carmen et Don José se querellent, Carmen dit que son amour n'est plus ce qu'il était, Don José pense à sa vieille mère, Carmen lui conseille d'aller la retrouver.
Frasquita et Mercédès tirent les cartes et y lisent un avenir très prometteur, amour, châteaux, bijoux, la bohémienne n'y voit que la mort, toujours la mort, pour elle et pour son amant. Carmen dit qu'elle est sûre d'obtenir la bienveillance d'un douanier, ce qui suscite chez Don José une vive réaction de jalousie. Les trois bohémiennes n'ont pas le moindre doute sur les chances qu'elles ont de faire passer la marchandise. Accompagnée d'un guide, Micaëla pénètre dans le camp. Elle dit qu'elle n'a pas peur, mais qu'en fait, « j'ai beau faire la vaillante au fond du cœur, je meurs d'effroi. »
Don José qui surveille le camp tire sur un inconnu, le manque, cet inconnu n'est autre qu'Escamillo. Escamillo explique à l'apprenti contrebandier les raisons de sa venue. C'est pour obtenir les faveurs d'une belle bohémienne du nom de Carmen. 
Les deux hommes ne tardent pas à s'affronter, Escamillo l'emporte mais comme il a pour habitude de tuer les taureaux et pas les hommes, il épargne son rival mais glisse et tombe. Don José veut le frapper, entre Carmen qui l'en empêche. Escamillo invite Carmen aux courses de Séville et quand il est parti, Don José lance à Carmen. 
Les contrebandiers découvrent Micaëla qui est venue chercher Don José. Sa mère dit-elle, est au désespoir. Carmen encourage Don José à partir, mais l'idée de laisser la place à un nouvel amant est insupportable à Don José. Micaêla lui annonce que sa mère est mourante. 
Au moment de partir, Don José s'adresse à Carmen : « sois contente, je pars, mais nous nous reverrons. » On entend au loin Escamillo entonner son chant de combat "toréador en garde". Il est sûr maintenant de sa victoire amoureuse.

Acte IV:

SUr une place à Séville, devant les murs et l'entrée des arènes. Les marchands s'affairent. Le capitaine Zuniga s'étonne de ne pas voir la Carmencita. Frasquita lui dit qu'elle ne doit pas être bien loin, car elle n'est jamais bien loin d'Escamillo. Frasquita s'enquiert de Don José, il a été vu dans son village et a disparu.
Entrée de la quadrille des toreros, des chulos et des banderilleros, des picadors, paraît enfin Escamillo accompagné de Carmen. Il rentre dans l'arène après avoir chanté avec elle un duetto d'amour.
Frasquita et Mercédès enjoignent Carmen de ne pas rester ici, car Don José est là. Carmen, leur répond : « je ne suis pas femme à trembler devant lui ». Tout la foule rentre dans l'amphithéâtre. Carmen reste seule. Don José apparaît, supplie Carmen de commencer une autre vie, proclame son amour. Carmen lui répond : « Je sais bien que tu me tueras, mais que je vive ou que je meure, non, non, non, je ne céderai pas ».
Retentissent les cris de joie qui saluent le triomphe d'Escamillo. Pour mettre fin aux supplications de Don José, Carmen lui jette la bague que celui-ci lui avait donnée, Don José la frappe à mort et on entend le chœur : « Toréador, en garde. Et songe bien, oui, songe en combattant qu'un œil noir te regarde et que l'amour t'attend. » Désespéré, Don José se laisse arrêter sans résistance tandis que le thème du destin funeste résonne fortissimo à l'orchestre.

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par SarahMoon publié dans : musique et partition communauté : musique classique
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Dimanche 3 février 2008


Chopin au piano, dessin au crayon par Eliza Radziwill en 1826

voici la partition : Chanson de l'adieu de Fréderic CHOPIN étude op.10 n=°3 la partion est libre de droit et gratuire car se trouvant dans le domaine public.
http://www.free-scores.com/PDF/chopin-frederic-etude-485.pdf
 et pour l'écouter: http://www.free-scores.com/MP3/chopin-frederic-etude-485.mp3


biographie du compositeur: 

Frédéric Chopin est un compositeur d'origine polonaise, né le 1er mars 1810 à Żelazowa Wola et mort le 17 octobre 1849 de la tuberculose pulmonaire, inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Très tôt Chopin révéla de grandes disposition pour la musique d'autant plsu qu'il  possédait l'oreille absolue. Il fit sa première apparition à l'âge de huit ans deux après avoir commencer son apprentissage. A partir de l'âge de dix il sera choisit comme pianiste par le frère du Stazr nicolas 1er. 
 plus tard Chopin entrera au conservatoir et au lycée de Varsovie dont sont père est professeur, il terminera ses études en 1929. Sa santé et néanmoins déjà fragile et limite ses dépalcements ce ne serat qu'en 1928 que Chopin quiterra pour la première fois son pays pour Berlin. Les raisons du départ de Chopin son essentiellement politiques. Il fait partie des patriote polonias qui luttent contre l'autortité Russe et refusera toujours de jouer devant le Tsar Nicolas 1er
 Il s'intallera à Vienne ou ilconnaîtra le succès. Mais en proie à des difficult financières Chopin songera à gagner d'autres villes. Il quittera Vienne en juillet 1931 pour Paris. Paris est alors le haut lieu du piano, et Chopin y rencontrera des muscien et compositeur tels que Litsz Mendelhossen, Hiller et  Kalkbrenner. Ce dernier s'il ne devient pas sonmaître l'aiderat néanmoins à s'introduire dans les salons parisiens. Outre ses liens musicaux,  Chopin se sentira d'autant plus lié à paris qu'elle est devenu terre de refuge pour les polonais.
 Si ces années furent prolifiquent du point de vue de la production, Chopin donna néanmoins peu de concerts, bien qu'il ait souvent joué pour ses amis dans son appartement. D'un point de vue sentimentale il fut le compagon de George Sand de 1836 à1847. Mais ces années seront marqués par différants coups durs: la mort de sonmeuilleur ami Matsuszinski en 1842 puis de son père en 1944 tandis que la maladie gagne. La rupture avec George SAnd en 1947 le touche donc sévèrement, même s'ilprendra sur lui pour effectuer sa tournée en Angleterre. 
 Il en reviendra très affaiblit et avec une situation finaicière guère brillante. Il mourrut quelques semaines plus tard, le 17 octobre 1849, des suites de sa maladie pulmonaire. S'il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise,  conformément à ses dernières volontés, sa sœur , ramena à Varsovie son cœur.
il est à noter que toutes ces oeuvres concernent le pianon aec ou sans accompagnement. 

pour en savoir plus: 

http://www.chopinmusic.net/fr
http://infopuq.uquebec.ca/~uss1010/catal/chopin/chofopus.html
http://www.imslp.org/wiki/Category:Chopin%2C_Frederic 
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Jeudi 31 janvier 2008

voici la partition du menuet en G major de Johan sebastian Bach. La partition est gratuite et libre de droit car se trouvant dans le domaine public
 http://www.free-scores.com/PDF/bach-johann-sebastian-menuet-major-7559.pdf

qu'est ce que le menuet?

 menuet est une danse traditionnelle de la musique baroque, à trois temps et à mouvement modéré, gracieuse et noble. D'un point de vue formel, le menuet comporte deux sections avec reprise chacune. C'était une des danses préférées de Louis XIV et de sa cour.C'est une des danses facultatives de la suite : elle s'insère dans ce cas après la sarabande et avant la gigue. Elle est le plus souvent doublée avec répétition du premier menuet, sans reprise après le second menuet, les thèmes des deux étant souvent apparentés. Le deuxième menuet, écrit à trois voix, porte alors l’indication « trio » (que suit généralement la reprise du premier menuet), nommé ainsi dans les quatuors à cordes parce que le violoncelliste s’abstient de participer. Dans les sonates et les symphonies, l’appellation abusive de « trio » désigne quelquefois, même si ce n’est pas écrit à trois voix, l’épisode central remplaçant ce deuxième menuet. C'est la seule danse de la suite à avoir été conservée dans la sonate : il y aura encore des menuets dans les symphonies de Haydn, de Stamitz, mais il disparaît ensuite, remplacé par le scherzo.

biographie du compositeur: 

Johann Sebastian Bach (1685-1750), en français Jean-Sébastien Bach, est un compositeur et organiste allemand. Compositeur de l'époque baroque dont il symbolise et personnifie l'apogée, il eut une influence majeure et durable dans le développement de la musique occidentale ; les plus grands compositeurs, tels que Mozart et Beethoven, reconnurent en lui un maître insurpassable.
Johann Sebastian Bach naît le 21 mars 1685, à Eisenach, dans une famille de musiciens (dont il est le huitième enfant) exerçant depuis des générations comme musiciens de cour, de ville ou d'église dans la région de Thuringe (Allemagne). Il se situe à la cinquième génération depuis le premier ancêtre connu, un certain Veit Bach qui serait venu au XVIe siècle de Hongrie, meunier et musicien amateur. À sa naissance, les Bach qui pratiquent la musique sont plusieurs dizaines ; il s'agit de la plus importante famille de musiciens connue dans toute l'histoire de la musique occidentale. Il est le dernier des huit enfants de Johann Ambrosius Bach (1645-1695), musicien de ville et trompettiste de cour, et de son épouse Elisabeth née Lämmerhirt. Il est baptisé dans la confession luthérienne dès le 23 mars à l'église Saint-Georges (Georgenkirche).
Son enfance se passe à Eisenach ; il reçoit sa première éducation musicale de son père, violoniste de talent. Il est aussi initié à la musique religieuse et à l'orgue par un cousin de son père, Johann Christoph Bach qui est l'organiste de l'église Saint Georges. Il fréquente, à partir de ses huit ans, l'école de latin des dominicains d'Eisenach.
Sa mère meurt le 3 mai 1694. Le 27 novembre suivant, son père se remarie avec une veuve, Barbara Margaretha Bartholomäi née Keul, mais il décède quelques semaines plus tard, le 20 février 1695. À l'âge de dix ans, ayant ainsi perdu sa mère puis son père, il est recueilli par son frère aîné. 
Le 19 janvier 1700, il quitte Ohrdruf pour Lunebourg Il est admis, dans la manécanterie de la Michaelisschule qui accueille les jeunes garçons pauvres ayant une belle voix. Outre la musique, il y apprend la rhétorique, le latin, le grec et le français. En 1701, il se rend à Hambourg .
En janvier 1703, fraichement diplômé, Bach prend un poste de musicien de cour dans la chapelle du duc Johann Ernst de Weimar, grande ville dans Thuringe. Son rôle y est peu clair, mais semble avoir inclus des fonctions serviles et non-musicales. Toujours est-il que, durant sa tenure de sept mois chez Weimar, il se forge une solide réputation d'organiste. Mais cette période n'est pas sans tensions : il n'était apparemment pas satisfait du chœur ; des conflits éclatent de plus, son absence non autorisée d'Arnstadt pendant plusieurs mois en 1705-06, lui est reprochée : avait rendu visite à Buxtehude et son Abendmusik dans la ville de Lübeck, marchant 400 kilomètres pour s'y rendre.
De 1707 à 1708, il est organiste à Mühlhausen. Mühlhausen est alors une petite ville de Thuringe, récemment dévastée par le feu et Bach peine à trouver à se loger à un prix convenable. Le 17 octobre 1707 il épouse, à Dornheim près d'Arnstadt, sa cousine Maria Barbara dont il admirait le timbre de soprano.  Ils auront sept enfants dont quatre atteindront l'âge adulte parmi lesquels Wilhelm Friedemann et Carl Philipp Emanuel.
Bach se met vite au travail pour organiser une vie musicale ; il rassemble une bibliothèque de musique allemande, il fait travailler le chœur et le nouvel orchestre et récolte les fruits de son travail lorsque la cantate BWV 71  écrite pour l'inauguration du nouveau conseil, en 1708, est donnée dans la Marienkirche.
Le gouvernement de Mühlhausen était tout à fait satisfait du musicien: il ne fit aucune difficulté lorsqu'il s'agit de rénover à grand frais l'orgue de l'église St Blasius et lui confie la supervision des travaux. Cependant, une controverse naît au sein de la ville : les luthériens orthodoxes, amoureux de musique, s'opposent aux piétistes, plus puritains et qui s'opposent aux arts. Bach, dont le supérieur direct J.A. Frohne est un piétiste, sent que la situation ira en se dégradant, et accepte une meilleure position à Weimar.
De 1708 à 1717, organiste et premier violon solo à la chapelle du duc de Weimar,. Cette période vit la création de la plupart de ses œuvres pour orgue  de ses cantates, de ses pièces pour clavecin inspirées des grands maîtres italiens et français.
Mais il voulait quitter cette ville où il s'ennuyait. Justement, le prince Léopold d'Anhalt-Coethen, beau-frère du Duc de Weimar, Ernst August, lui proposa le poste de Kapellmeister (le plus élevé des postes de musiciens). Bach, qui avait déjà refusé un poste à Dresde (le Duc avait doublé ses appointements pour le garder) saute sur l'occasion. Le duc apprit la nouvelle et l'emprisonna durant un mois
De 1717 à 1723, il est maître de chapelle (Kapellmeister) à la cour du prince Léopold d'Anhalt-Cöthen, beau-frère du duc de Weimar. Une opportunité se présente à lui   Frédéric-Guillaume Ier de Prusse qui vient d'accéder au pouvoir ne montre aucun intérêt pour les arts; le prince Leopold peut attirer des musiciens de la cour de Berlin vers celle de Cöthen. 
L'ambiance y est informelle : le prince traite ses musiciens comme ses égaux. Son poste offre à Bach tout le confort pécuniaire — 400 talers par an — et amical désiré — le prince Léopold est d'ailleurs le parrain de Leopold Augustus Bach, le dernier enfant de Maria Barbara.
Mais un évènement va faire basculer la vie de Bach : la mort de sa femme Maria Barbara. Il en est d'autant plus bouleversé qu'il n'apprend la mort et l'enterrement de Maria Barbara qu'à son retour de Dresde. Cet évènement le marque si profondément qu'il attend un an et demi avant de se remarier avec Anna Magdalena, fille d'un grand musicien et choriste de la cour de Coethen.
Il songe ainsi à quitter cet endroit empli de souvenirs d'autant qu'il ne pouvait composer de musique sacrée dans une cour calviniste, ce qui peut-être lui manquait.  Bach cherche un poste : il se donne en un concert très remarqué à la Jacobikirche de Hamburg et se voit presque proposer un poste. Enfin, il postule à Leipzig, où le poste de Cantor est vacant et lui permet une plus grande renommée en Saint Empire mais aussi en Pologne et en France (le duc de Saxe est roi de Pologne et a fréquenté la cour de Versailles avec laquelle il garde de bonnes relations). Il obtient le poste de Cantor de Leipzig
 De 1723 à 1750, soit plus de vingt-cinq ans à Leipzig, Bach succède à Johann Kuhnau, comme cantor de l'église luthérienne saint Thomas. Il s'y installe avec sa deuxième femme Anna Magdalena. Il enseigne la musique, le catéchisme et le latin dans les deux écoles ecclésiastiques de la ville  Bach se heurte souvent à la jalousie de ses confrères qui forcent notamment les élèves à boycotter ses leçons de musique.
 C'est à Leipzig qu'il compose la majorité de ses œuvres sacrées. Il écrit plus de 200 cantates à ce poste, dont 126 nous sont parvenues. 
Il commence à perdre la vue en 1745 et bientôt ne peut plus travailler. En hiver 1749-50, il confie par deux fois ses yeux à John Taylor, "ophtamiatre" réputé sans autre résultat que de perdre complètement la vue. Affaibli par ces opérations de la cataracte, il ne survit pas plus d'un an. Le 18 juillet, il retrouve soudainement la vue, mais quelques heures plus tard il subit une attaque d'apoplexie. Il décède le 28 juillet 1750. Anna Magdalena, elle, survit 10 ans, vivant de subsides et de mendicité à l’entrée de la cathédrale Saint Thomas.

lien ou trouver la liste complètes de ces oeuvres: 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C5%93uvres_de_Johann_Sebastian_Bach
lien pour trouver des partitions de Johan sebastian Bach gratuites et libre de droit: 
http://partitions.metronimo.com/Bach_%28Johann_Sebastian%2C_1685_1750%29-29.html 
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Mercredi 30 janvier 2008

Voici un autre morceau de piano que j'apprécies d'entendre et de jouer: la Clair de lune de Beethoven sonate n=°14 op. 27 n=°2 en ut dièse mineur, voici un lien ou trouver la partition gratuite et libre de droit puisque faisant partie du domaine public:  http://www.free-scores.com/PDF/beethoven-ludwig-van-sonata-282.pdf

ou bien http://www.sheetmusicarchive.net/dlpage_new.cfm?composition_id=147
et pour l'écouter: http://www.free-scores.com/MIDI/beethoven-ludwig-van-sonata-282.midi 

la petite histoire de la sonate Clair de lune de Beethoven sonate n=°14 op. 27 n=°2 en ut dièse mineur

La Sonate pour piano n° 14 en do dièse mineur, opus 27 n° 2, de Ludwig van Beethoven, fut composée en 1801 et publiée en 1802 avec une dédicace à la comtesse Giulietta Guicciardi, jeune femme de dix-sept ans dont le musicien semble avoir été amoureux. Comme sa jumelle la Sonate pour piano n° 13, Beethoven l'intitula « Sonata quasi una fantasia » pour traduire sa volonté de s'affranchir du moule de la sonate classique.
La sonate fut composée entre les Première et Deuxième Symphonies, dans la période de crise morale que traversait Beethoven qui prenait conscience de sa surdité débutante. Son succès fut considérable aussi bien auprès des critiques que du public. Des années plus tard alors qu'il composait des œuvres plus audacieuses encore, Beethoven s'irrita du succès de cette sonate qu'il estimait moins bonne que d'autres. La comparant à la Sonate pour piano n° 24 en fa dièse majeur qu'il venait d'achever, il déclara ainsi vers 1810 : « On parle toujours de la sonate en ut dièse mineur, j'ai pourtant écrit mieux que cela, ainsi la sonate en fa dièse majeur est autre chose. »
Le surnom « Clair de lune », sous lequel elle est largement connue aujourd'hui, lui fut donné par le poète allemand Ludwig Rellstab en 1832. Ce dernier voyait dans le premier mouvement de cette sonate l'évocation d'une « barque au clair de lune sur le Lac des Quatre Cantons »  . Beethoven ne sut jamais rien de cette appellation subjective, dont il est probable qu'elle ne traduit aucunement les intentions du compositeur.

Le thème du premier mouvement est très populaire et a été repris de nombreuses fois. On peut citer entre autre :

  • La Ballade de Bruno (1977), film de Werner Herzog ;
  • Misery (1990), film de Bob Reiner ;
  • Entretien avec un vampire (1994), film de Neil Jordan ;
  • Earthworm Jim 2 (1995), jeu-vidéo de Shiny Entertainment;
  • Resident Evil (1996), jeu vidéo de Capcom;
  • Return to Castle Wolfenstein (2001), jeu-vidéo;
  • Live_in_San_Francisco_(Joe_Satriani) (2001), le morceau est joué par Stuart "Stu" Hamm le bassiste de Joe Satriani. La vidéo est visible sur youtube [1]
  • Le Pianiste (2002), film de Roman Polanski;
  • Elephant (2003), film de Gus Van Sant;
  • La Face cachée de la lune (2003), film de Robert Lepage;
  • Confessions d'un homme dangereux (2003), film de George Clooney;
  • Ray (2005), film de Taylor Hackford;
  • Revolver (2005), film de Guy Ritchie;
  • The Quiet (2005), film de Jamie Babbit;
  • The Great Event, une musique de Leonard Cohen, dans More Best of Leonard Cohen (1997);
  • A fleur de toi, une chanson interprétée par Vitaa et composée par Mounir Maarouf, sortie en février 2007 sur le label Motown France (Diam's);
  • Détective Conan. Dans l'épisode spécial intitulé "Sonate pour crime au clair de lune", la Sonate pour piano n°14 de Beethoven est reprise. A chaque morceau joué, les détectives privés et la police retrouvent le piano accompagné d'un mort assassiné. L'assassin laisse des partitions de la sonate sur les lieux du crime !

Qu'est-ce qu'une sonate: 

Une sonate est une composition instrumentale de musique classique : c'est plus précisément, l'une des formes les plus importantes de la musique de chambre. Au départ, le mot désigne « une musique qui sonne » (en italien, sonata, suonata, sonnare). La musique opposée à la sonate était la cantate (de l'italien, cantare = chanter). Les premières sonates sont apparues vers 1580 de Giovanni Croce et Andrea Gabrieli. De ce dernier, la « Sonate a 5 instromenti » (de 1586), est aujourd'hui perdue. Depuis lors, de très nombreux compositeurs ont écrit d'innombrables sonates pour tous les instruments imaginables de leur époque.

  • La sonate s'est élaborée de façon progressive : au début, elle se distingue peu d'autres genres, tels que la partita, la canzone ou la suite. Elle possède cependant deux variantes : la « sonata da chiesa » ou sonate d'église, et la « sonata da camera » ou sonate de chambre.
  • C'est à l'époque de Corelli que la « forme sonate » se fixe : son succès sera la cause du déclin de la suite et, plus tard, adaptée à l'orchestre et prenant de plus grandes proportions, elle donnera naissance à la symphonie.

Beethoven en 1823, à l’époque de la composition des Variations Diabelli et de la Neuvième symphonie. Muré dans sa surdité devenue totale, il ne communiquait plus avec son entourage que par l’intermédiaire de cahiers de conversation. Portrait de F.G. Waldmüller



Portrait de beethoven par F.G. Waldmüller

Biographie du compositeur:

Ludwig van Beethoven (pron. en allemand : API: [ˈluːt-vɪç-fan-ˈbeːt-hoː-fn]), né à Bonn le 16 ou le 17 décembre 1770 et mort à Vienne le 26 mars 1827, était un compositeur allemand dont l’œuvre s’étend chronologiquement de la période classique aux débuts du romantisme.
 Ludwig van Beethoven naquit à Bonn en Rhénanie, le 16 ou le 17 décembre 1770, dans une famille modeste qui perpétuait une tradition musicale depuis au moins deux générations. Son grand-père paternel, Ludwig van Beethoven l’ancien (1712-1773), descendait d’une famille flamande roturière originaire de Malines
. Homme respecté et bon musicien, il s’était installé à Bonn en 1732 et était devenu maître de chapelle du Prince-Électeur de Cologne. Son père, Johann van Beethoven (1740-1792), était musicien et ténor à la Cour de l’Électeur. Homme médiocre, brutal et alcoolique notoire, il éleva ses enfants dans la plus grande rigueur. Sa mère, Maria-Magdalena van Beethoven, née Keverich (1746-1787), était la fille d’un cuisinier de l’Électeur de Trèves. Dépeinte comme douce mais dépressive, elle fut aimée de ses enfants mais effacée. Ludwig était le cadet de sept enfants dont trois seulement atteignirent l’âge adulte : lui-même, Kaspar-Karl (1774-1815) et Johann (1776-1848).
Il ne fallut pas longtemps à Johann van Beethoven pour détecter le don musical de son fils et réaliser le parti exceptionnel qu’il pouvait en tirer. Songeant à l’enfant Mozart, exhibé en concert à travers toute l’Europe une quinzaine d’années plus tôt, il entreprit dès 1775 l’éducation musicale de Ludwig et, devant ses exceptionnelles dispositions, tenta en 1778 de le présenter au piano à travers la Rhénanie, de Bonn à Cologne. Mais là où Léopold Mozart avait su faire preuve d’une subtile pédagogie auprès de son fils, Johann van Beethoven ne semble avoir été capable que d’autorité et de brutalité : cette expérience demeura infructueuse et sans suite, à l’exception d’une tournée aux Pays-Bas en 1781.
 Parallèlement à une éducation générale qu’il dut pour beaucoup à l’accueil et à la bienveillance de la famille von Breuning et à son amitié avec le médecin Franz-Gerhard Wegeler, auxquels il fut attaché toute sa vie, le jeune Ludwig devint l’élève de Christian Gottlob Neefe (piano, orgue, composition) et composa pour le piano, entre 1782 et 1783, les Neuf Variations sur une marche de Dressler et les trois Sonatines dites à l’Électeur qui marquèrent symboliquement le début de sa production musicale.
 Devenu organiste adjoint à la Cour du nouvel Électeur Max-Franz qui devint son protecteur (1784), Beethoven fut remarqué par le comte Ferdinand von Waldstein dont le rôle s’avéra déterminant pour le jeune musicien. Il emmena Beethoven une première fois à Vienne en avril 1787, séjour au cours duquel aurait eu lieu une rencontre furtive avec Mozart.
 Mais surtout, en juillet 1792, il présenta le jeune Ludwig à Joseph Haydn qui, revenant d’une tournée en Angleterre, s’était arrêté à Bonn. Impressionné par la lecture d’une cantate composée par Beethoven tout en étant lucide sur les carences de son instruction, Haydn l’invita à faire des études suivies à Vienne sous sa direction. Conscient de l’opportunité que représentaient, à Vienne, l’enseignement d’un musicien du renom de Haydn, et quasiment privé de ses attaches familiales à Bonn (sa mère était décédée de la tuberculose en juillet 1787, et son père, sombrant dans l’alcoolisme, avait été mis à la retraite en 1789 ), Beethoven accepta. Le 2 novembre 1792 il quitta les rives du Rhin pour ne jamais y revenir.
 À la fin du XVIIIe siècle, Vienne était la capitale de la musique occidentale et représentait la meilleure chance de réussir pour un musicien désireux de faire carrière. Âgé de 22 ans à son arrivée, Beethoven avait déjà beaucoup composé, mais pour ainsi dire rien d’important.
 En effet, bien que Beethoven c’est comme pianiste virtuose qu’il allait forger sa réputation, bien avant de se faire un nom comme compositeur. Quant à l’enseignement de Haydn, si prestigieux qu’il fût, il s’avéra décevant à bien des égards. D’un côté, Beethoven se mit rapidement en tête que son maître le jalousait ; de l’autre côté, Haydn ne tarda pas à s’irriter devant l’indiscipline et l’audace musicale de son élève. Malgré une estime réciproque plusieurs fois rappelée, Haydn n’eut jamais avec Beethoven les rapports de profonde amitié qu’il avait eus avec Mozart et à l’origine d’une si féconde émulation. 
 En 1796. Beethoven entreprit une tournée de concerts qui le mena de Vienne à Berlin en passant notamment par Dresde, Leipzig, Nuremberg et Prague. Si le public loua sa virtuosité et son inspiration au piano, sa fougue lui valut le scepticisme des critiques des plus conservateurs.
 En 1798 Beethoven fréquenta assidûment l’ambassade de France à Vienne où il rencontra Bernadotte et le violoniste Rodolphe Kreutzer auquel il dédia, en 1803, la Sonate pour violon no 9 qui porte son nom. Tandis que son activité créatrice s’intensifiait, le compositeur participa jusqu’aux environs de 1800 à des joutes musicales dont raffolait la société viennoise et qui le consacrèrent plus grand virtuose de Vienne. Des pianistes réputés comme Muzio Clementi, Johann Baptist Cramer, Josef Gelinek, Johann Hummel et Daniel Steibelt en firent les frais
 La fin des années 1790 fut aussi l’époque des premiers chefs-d’œuvre. Bien que l’influence des dernières symphonies de Haydn y fût apparente, cette dernière était déjà empreinte du caractère beethovénien et portait en germe la promesse de réussites plus grandes encore. Le Premier Concerto et la Première symphonie furent joués avec un grand succès le 2 avril 1800, date de la première académie de Beethoven (concert que le musicien consacrait entièrement à ses œuvres). Conforté par les rentes que lui versaient ses protecteurs, Beethoven, dont la renommée grandissante commençait à dépasser les frontières de l’Autriche, semblait à ce moment de sa vie promis à une carrière de compositeur et d’interprète glorieuse et aisée.
L’année 1802 marqua un premier grand tournant dans la vie du compositeur. Dans le plus grand secret, il commençait depuis 1796 à prendre conscience d’une surdité qui devait irrémédiablement progresser jusqu’à devenir totale avant 1820. Se contraignant à l’isolement par peur de devoir assumer en public cette terrible vérité, Beethoven gagna dès lors une réputation de misanthrope dont il souffrit en silence jusqu’à la fin de sa vie. Conscient que son infirmité lui interdirait tôt ou tard de se produire comme pianiste et peut-être de composer, il songea un moment au suicide, puis exprima à la fois sa tristesse et sa foi en son art dans une lettre qui nous est restée sous le nom de Testament de Heiligenstadt, qui ne fut jamais envoyée et fut retrouvée seulement après sa mort.
Heureusement, sa vitalité créatrice ne s’en ressentit pas. Après la composition de la tendre Sonate pour violon no 5 dite Le Printemps (Frühlings, 1800) et de la Sonate pour piano no 14 dite Clair de Lune (1801), c’est dans cette période de crise morale qu’il composa la joyeuse et méconnue Deuxième Symphonie (1801-1802) et le plus sombre Concerto pour piano no 3 (1800-1802) où s’annonçait nettement, dans la tonalité d’ut mineur, la personnalité caractéristique du compositeur. Ces deux œuvres furent accueillies très favorablement le 5 avril 1803, mais pour Beethoven une page se tournait ; dès lors sa carrière s’infléchit. Privé de la possibilité d’exprimer tout son talent et de gagner sa vie en tant qu’interprète, il allait se consacrer à la composition avec un courage et une force de caractère que rien n’avait laissé prévoir. Au sortir de la crise de 1802 s’annonçait l’héroïsme triomphant de la Troisième Symphonie
Après 1805, malgré l’échec retentissant de l'opéra Fidelio, la situation de Beethoven était redevenue favorable. Malgré l'échec de sa realtion avec  Joséphine von Brunsvik sa vie sociale était satisfaisante, les années 1806 à 1808 furent aussi les plus fertiles en chefs-d’œuvre de toute sa vie : la seule année 1806 vit la composition du Concerto pour piano no 4, des trois Quatuors à cordes no 7, no 8 et no 9 dédiés au comte Razumovsky, de la Quatrième Symphonie et du Concerto pour violon.
 À l’automne de cette année Beethoven accompagna son mécène le prince Carl Lichnowsky dans son château de Silésie et fit à l’occasion de ce séjour la plus éclatante démonstration de sa volonté d’indépendance. Lichnowsky ayant menacé de mettre Beethoven aux arrêts s’il s’obstinait à refuser de jouer du piano pour des officiers français stationnés dans son château (la Silésie était occupée par l’armée napoléonienne depuis Austerlitz), le compositeur quitta son hôte après une violente querelle. S’il se mettait en difficulté en perdant la rente de son principal mécène, Beethoven était parvenu à s’affirmer comme artiste indépendant et à s’affranchir symboliquement du mécénat aristocratique
Le mois de juillet 1812, abondamment commenté par les biographes, marqua un nouveau tournant dans la vie de Beethoven. Séjournant en cure thermale dans la région de Tœplitz et de Karlsbad, il rédigea l’énigmatique Lettre à l'immortelle Bien-aimée et fit la rencontre infructueuse de Goethe par l’entremise de Bettina Brentano. Pour des raisons qui demeurent mal précisées, ce fut aussi le début d’une longue période de stérilité dans la vie créatrice du musicien. Beethoven perdit peu à peu les faveurs de Vienne toujours nostalgique de Mozart et acquise à la musique plus frivole de Rossini.
Tandis que sa situation financière devenait de plus en plus préoccupante, Beethoven tomba gravement malade entre 1816 et 1817 et sembla proche du suicide. Les forces de Beethoven revinrent à la fin de 1817. Beethoven avait toujours été croyant, sans être un pratiquant assidu, mais sa ferveur chrétienne s’accrut notablement au sortir de ces années difficiles, ainsi qu’en témoignèrent les nombreuses citations de caractère religieux qu’il recopia dans ses cahiers à partir de 1817. Toutefois, il aurait entretenu des liens avec la franc-maçonnerie, ce qui lui aurait valu l’Excommunication
Au printemps de 1818 lui vint l’idée d’une grande œuvre religieuse. Mais la colossale Missa Solemnis en ré majeur réclama au musicien quatre années de travail opiniâtre (1818-1822) et la messe ne fut remise à son dédicataire qu’en 1823. Parallèlement à ce travail furent composées les trois dernières Sonates pour piano (no 30, no 31 et no 32).
 Mais il lui restait à composer un ultime chef-d’œuvre pianistique : l’éditeur Anton Diabelli avait invité en 1822 l’ensemble des compositeurs de son temps à écrire une variation sur une valse très simple de sa composition. Après s’être d’abord moqué de cette valse, Beethoven dépassa le but proposé et en tira un recueil de 33 Variations que Diabelli lui-même estima comparable aux célèbres Variations Goldberg de Bach, composées quatre-vingts ans plus tôt.
De retour à Vienne en décembre 1826, Beethoven contracta une double pneumonie dont il ne put se relever : les quatre derniers mois de sa vie furent marqués par des douleurs permanentes et une terrible détérioration physique. La cause directe de la mort du musicien, selon les observations de son dernier médecin (le docteur Wawruch) semblait être une décompensation de cirrhose hépatique.
 Mais l’explication la plus récente, appuyée sur des analyses de ses cheveux et de fragments osseux, serait qu’il a souffert toute la fin de sa vie (indépendamment de sa surdité, le compositeur se plaignait régulièrement de douleurs abdominales et de troubles de la vision) d’un saturnisme chronique. Jusqu’à la fin le compositeur resta entouré de ses proches amis, notamment Karl Holz, Anton Schindler et Stephan von Breuning.
 Quelques semaines avant sa mort il aurait reçu la visite de Franz Schubert, qu’il ne connaissait pas et qu’il regrettait d’avoir découvert si tardivement. Le 26 mars 1827 s’éteignit Ludwig van Beethoven, à l’âge de cinquante-six ans. Alors que Vienne ne se souciait plus guère de son sort depuis des mois, ses funérailles, le 29 mars 1827, réunirent un cortège impressionnant de plusieurs milliers d’anonymes. Beethoven repose au cimetière de Vienne.

  source: portail de la musqiue classique
  

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Mardi 29 janvier 2008

Le livret des Noces de Figaro pour la création à Prague, en 1786

 


— titre italien original : Le nozze di Figaro — KV 492 est un opéra-bouffe de Wolfgang Amadeus Mozart. Le livret de Lorenzo da Ponte est inspiré de la comédie de Beaumarchais : Le Mariage de Figaro. La première eut lieu le 1er mai 1786 au Burgtheater de Vienne.
 Cet opéra est la suite directe de la pièce de Beaumarchais Le Barbier de Séville. Rosine est maintenant la comtesse Almaviva ; son mari, toutefois, n'est pas un modèle de vertu. Il recherche l'amour de la fille d'Antonio, Barberine, et de la camériste de sa femme, Suzanne, qui doit épouser Figaro entré au service du Comte. Il est toutefois concurrencé par Chérubin, le page, qui est amoureux de toutes les femmes et en particulier de la comtesse. De son côté, Marceline aidée de Bartholo veut empêcher les noces de Suzanne et Figaro car ce dernier lui a fait une promesse de mariage.

les partitions des noces de figaro: air de chérubin:

http://www.free-scores.com/PDF/mozart-wolfgang-amadeus-aria-auf-der-oper-figaro-039-hochzeit-9254.pdf
 
ou http://www.metronimo.com/fr/annuaire/site-musique/index.php?url=http://www.dlib.indiana.edu/variations/scores/abw8806/large/sco10086.html

voi che sapette: 
http://www.metronimo.com/fr/partitions-gratuites/gestion/out.php?url_id=8881&url=http://www.dlib.indiana.edu/variations/scores/abw8806/large/sco20105.html

partitions et livret des noces de figaro: http://www.dlib.indiana.edu/variations/scores/abw8806/large/index.html
Les partitions sont gratuites et libres de droits car se trouvant dans le domaine public

pour écouter l'air de chérubin, c'est je crois, l'air le plus connu des noces de figaro car il fut de nombreuses fois utilisé pour illustrer des pubs ou des films. C'est aussi un des airs que je préfère parmis ceux des noces de figaro avec Voi che sapete.
 
http://www.dailymotion.com/video/xrlr2_lopera-imaginaire-mozart-lair-de-ch_creation

Les Noces de Figaro synopsis:

Acte I

L'ouverture est très célèbre: joyeuse, fébrile, mouvementée... Ce bref presto dépeint à merveille le caractère léger de l'oeuvre. Le rideau se lève sur une chambre meublée seulement d'un fauteuil. Figaro mesure l'espace pour le placement du lit nuptial, tandis que Suzanne essaye un chapeau orné de fleurs (Duo : « Cinque... dieci... »). Suzanne ne veut pas de cette chambre que le comte leur destine, et qui se trouve à proximité des chambres de leurs maîtres (Duo : « Se a caso madama »), car le comte la poursuit de ses assiduités. Figaro, demeuré seul, promet de déjouer les projets de son maître (Air : « Se vuol ballare »). Il sort.
Entrent Bartholo et Marceline, un contrat à la main. Elle lui demande comment obliger Figaro à honorer sa promesse de mariage. Bartholo promet de s'y employer (Air : « La vendetta »), puis sort. Marceline aperçoit Suzanne qui vient d'entrer et essaie de la provoquer, mais cela se retourne contre elle et elle sort (Duo : « Via resti servita »). Chérubin arrive et raconte à Suzanne que le comte l'a surpris seul avec Barberine et l'a congédié. Il vole à Suzanne un ruban appartenant à la comtesse, dont il est amoureux (Air : « Non so più cosa son, cosa faccio »).
Chérubin se cache derrière le fauteuil à l'entrée du comte, venu pour réitérer ses avances à Suzanne et lui demander un rendez-vous. Ils entendent alors Bazile qui approche, et le comte se cache à son tour derrière le fauteuil, tandis que Chérubin bondit dessus, et que Suzanne le recouvre d'une robe. Mais le comte finit par le découvrir.  Chérubin est sauvé seulement par l'entrée de Figaro avec un groupe de paysans, venus remercier leur maître d'avoir aboli le droit de cuissage dans son domaine Figaro demande au comte sa bénédiction pour le mariage, mais celui-ci temporise et décide d'envoyer Chérubin au régiment. Figaro prétend alors se moquer de lui en lui décrivant la vie militaire, mais lui dit tout bas qu'il doit lui parler avant son départ (Air : « Non più andrai, farfallone amoroso »).

Acte II

Chambre de la comtesse. La comtesse pleure l'infidélité de son mari. (Air : « Porgi, amor, qualche ristoro ») Suzanne fait entrer Chérubin et il s'habille avec des vêtements de femme afin qu'il puisse suivre le mariage. (Air de Chérubin : « Voi, che sapete che cosa é amor ») Ils parent ses cheveux (Air de Suzanne : « Venite inginocchiatevi »). Arrivée du comte; Chérubin va se cacher dans la chambre voisine, dans laquelle le comte souhaite entrer, ayant entendu quelqu'un remuer. La comtesse lui fait croire que c'est seulement Suzanne, et le comte, fermant toutes les portes, prend congé de la comtesse afin d'essayer de trouver une façon d'entrer dans la chambre. Suzanne laisse sortir Chérubin de sa cachette, et celui-ci saute par la fenêtre; la camériste entre dans la chambre où la page était dissimulé. Le comte et la comtesse reviennent. Le seigneur croit qu'il découvrira Chérubin en ouvrant la porte, mais, à son grand étonnement, il n'y trouve que Suzanne. En attendant, Figaro, qui craint les galanteries du comte, essaye de l'empêcher d'apparaître à son mariage par une lettre anonyme. Cependant, interrogé par la comtesse, il avoue qu'il l'a écrite.
Quand Antonio, le jardinier, rapporte au comte une lettre qu'il dit avoir été laissée par un homme s'étant échappé par la fenêtre, Figaro raconte qu'il était avec Suzanne. Le document, s'avère être la nomination de Chérubin comme officier et Figaro se sort de cet embarras en la présentant au comte dans le but d'y faire apposer son cachet, qui était toujours manquant. Marceline, Bartholo et Bazile apparaissent maintenant, et le vieil homme porte son accusation contre Figaro. Le mariage de Figaro se trouve reporté afin que le comte puisse enquêter sur ce problème.

Acte III

Salle du marriage. Le comte est embarrassé par les événements récents et, selon une machination de la comtesse (elle revêtra les habits de sa camériste et ira rencontrer son mari dans le jardin), Suzanne consent à le rencontrer dans le jardin. (Duo : « Crudel, perché finora »). Suzanne dit à voix basse à Figaro que leur succès est maintenant certain et son procès est gagné d'avance. Le comte entend ces dernières paroles et il comprend qu'il a été trompé (Air : « aria: Hai già vinta la causa »). La scène du procès suit (sextuor - Almaviva, Figaro, Don Curzio, Bartholo, la comtesse et Suzanne : « Riconosci in questo amplesso una madre »), dans lequel il apparaît que Figaro est le fils naturel de Marceline et Bartholo, et qu'il ne peut donc pas épouser la gouvernante. La comtesse est laissée seule et elle songe à son bonheur perdu (récitatif et air : « Deh Susanna non vien... Dove sono »), quand Suzanne arrive et lui annonce la bonne nouvelle. La comtesse dicte une lettre d'amour à Suzanne pour qu'elle l'envoie (Duo : « Canzonetta sull'aria »). Le comte devra lui rendre l'épingle qui sert à attacher la lettre, pour montrer qu'il l'a reçue. Un chœur de jeunes paysans, avec parmi eux Chérubin, donne une sérénade à la comtesse (« Recivete, o padroncina »). Le comte arrive avec Antonio et, découvrant le page, se met en colère, mais est apaisé par Suzanne. Il se blesse au doigt avec l'épingle de la lettre, ce qui le contrarie encore plus. L'acte s'achève avec une invitation au banquet de la soirée.

Acte IV

Dans le jardin (parfois précédé par une scène dans le couloir). Suivant les directives dans la lettre, le comte a envoyé Barberine porter l'épingle à Suzanne, mais la pauvre fille l'a perdue (Cavatine : « L'ho perduta, me meschina »). Figaro apprend sa signification par Barberine (récitatif et air : « Tutto è disposto...Aprite un po' quegli occhi »). Mû par la jalousie, il incite Bartholo et Marceline à venir au jardin aussi et à assister à l'entrevue entre le comte et Suzanne. Marceline informe Suzanne de ce plan (air : « Giunse alfin il momento...Deh vieni, non tardar »). La comtesse arrive, portant la robe de Suzanne ; Chérubin cherche à embrasser celle qu'il croit être Suzanne, mais il en est empêché par l'intervention du comte, qui croit frapper Chérubin, et atteint Figaro. Le comte poursuit celle qu'il prend pour Suzanne et qui lui échappe, quand la vraie Suzanne arrive portant les vêtements de la comtesse. Figaro lui fait part des intentions du comte, mais reconnaît sa jeune promise. Il entre dans son jeu en lui manifestant de la déférence comme pour la comtesse et en subit les conséquences. Cependant, ils font la paix, et Figaro continue à jouer son rôle. Comme le comte apparaît, il déclare son amour à la fausse comtesse et tombe à genoux à ses pieds. Le comte appelle ses gens à la rescousse. Des lumières apparaissent et tout le monde se reconnaît, à la confusion du comte, qui n'a d'autre choix que de demander pardon à sa femme. Elle lui pardonne et les protagonistes, enfin réconciliés, participent tous aux réjouissances finales.

Utilisation des Noces de figaro:

  • De Ludwig van Beethoven : 12 variations pour piano et violon d’après «Se vuol ballare»
  • L'air che soave zeffiretto fait partie de la musique du film The Barber des Frères Coen (2001).
  • L'air « l'ho perduta » fait partie de la musique du film L'accompagnatrice de Claude Miller en 1992 et des Témoins d'André Téchiné en 2007.
  • Un extrait de l'ouverture fait partie de la musique du film Last Action Hero de John McTiernan (1993).
  • Un extrait de l'ouverture fait partie de la musique du film Un fauteuil pour deux de John Landis en 1983.
  • Un extrait de l'ouverture fait partie de la publicité pour les sauces Barilla en 2002.
  • L'air Non più andraï a été utilisé dans une publicité pour Renault en 1992.

biographie du compositeur: 

Johannes Chrysostomus Wolfgang Theophilus Mozart, plus connu sous le nom de Wolfgang Amadeus Mozart (né à Salzbourg, principauté du Saint Empire romain germanique, le 27 janvier 1756 — mort à Vienne le 5 décembre 1791) est généralement considéré comme l’un des plus grands compositeurs de la musique classique européenne. Bien que mort à trente-cinq ans, il laisse une œuvre importante (626 œuvres sont répertoriées dans le Catalogue Köchel) qui embrasse tous les genres musicaux de son époque. Selon le témoignage de ses contemporains c’était, au piano comme au violon, un virtuose.
Né à Salzbourg, qui est à l’époque la capitale d’une principauté ecclésiastique allemande, Mozart est le fils d’un compositeur allemand, Leopold Mozart (1719 - 1787), vice-maître de chapelle à la cour du prince-archevêque de Salzbourg, et de son épouse Anna Maria Pertl (1720 - 1778).Mozart révèle des dons prodigieux pour la musique dès l’âge de trois ans : il a l’oreille absolue et certainement une mémoire eidétique (à quatorze ans, il aurait parfaitement retranscrit le Miserere de Gregorio Allegri, morceau qui dure environ 15 minutes, en ne l’écoutant qu’une seule fois). Ses facultés déconcertent son entourage, et incitent son père à lui apprendre le clavecin dès sa cinquième année. Le jeune Mozart apprend par la suite le violon, l’orgue et la composition. Il sait déchiffrer une partition et jouer en mesure avant même de savoir lire, écrire ou compter. À l’âge de six ans (1762), il compose déjà ses premières œuvres (menuets KV.2, 4 et 5 ; allegro KV.3).
Entre 1762 et 1766, il part en tournée avec son père. En 1767, à l’âge de onze ans, il écrit son premier opéra Apollo et Hyacinthus (K.38), une comédie latine destinée à être interprétée par les élèves du lycée dépendant de l’Université de Salzbourg. L’année 1769, il est nommé maître de concert par le prince-archevêque. Le 16 décembre 1771, le prince-archevêque Schrattenbach décède. Le prince-archevêque Colloredo devient son nouvel employeur. En 1776, Mozart a vingt ans, et décide de quitter Salzbourg ,Après une année de préparatifs, il partd’abord à Munich, où il n’obtient pas de poste, puis à Augsbourg et enfin à Mannheim ou il tombe éperdument amoureux de la cantatrice Aloysia Weber. 
 Il part pour Paris au mois de mars 1778. Sa mère tombe malade durant ce séjour, et meurt le 3 juillet. Mozart rentre alors à Salzbourg, où son père a convaincu le prince-archevêque de le reprendre à son service, en passant par Munich où vit la famille Weber. Mais Aloysia aime un autre homme, et c’est un Mozart déprimé qui arrive à Salzbourg le 29 janvier 1779 où il retrouve son ancien poste.
En novembre 1780, il reçoit une commande pour l’opéra de Munich, et il part comme son contrat l’y autorise. La création, le 29 janvier 1781 de Idomeneo, Rè di Creta (Idoménée, roi de Crète) est accueillie triomphalement par le public. De retour à Salzbourg, Mozart doit suivre son employeur à Vienne, où le prince-archevêque le traite publiquement de « voyou » et de « crétin » avant de le congédier. Mozart s’installe alors dans la capitale autrichienne comme compositeur indépendant, dans la pension de madame Weber.
Mozart fait la connaissance de la troisième fille de madame Weber, Constanze, et décide de l’épouser sans attendre le consentement écrit de son père. Le mariage est célébré le 4 août 1782, dans la cathédrale Saint-Étienne.
Durant les dernières années de sa vie, Mozart est souvent malade, et chroniquement endetté malgré de nombreux succès très bien rétribués, car il mène grand train de vie. Il compose beaucoup : sonates, concertos, symphonies, opéras (dont Così fan tutte, sa dernière collaboration avec Lorenzo da Ponte).
En juillet, un inconnu lui commande un Requiem (KV 626), qui doit rester anonyme. On sait aujourd’hui qu’il était commandité par le comte Walsegg, et on suppose que celui-ci souhaitait soit faire deviner à ses amis le nom de l’auteur, soit s’en attribuer la paternité. Mozart, affaibli par la maladie et les privations, doit en outre faire face à une surcharge de travail, car il a reçu (début août) la commande d’un opéra (La Clemenza di Tito, KV 621) pour le couronnement du roi de Bohême Léopold II, qu’il devra écrire en trois semaines.
Il meurt le 5 décembre 1791 à minuit cinquante-cinq, à l’âge de 35 ans sans avoir pu achever ce Requiem (qui sera terminé à la demande de Constanze par un de ses élèves, Franz Xavier Süssmayer). Selon une légende, il aurait été empoisonné à l’arsenic par les franc-maçons 
La légende, reprise dans le film Amadeus de Milos Forman, qui veut que Mozart ait composé ce Requiem en prémonition de sa mort prochaine relève plus de l’imagerie romantique que de la réalité. Mozart est enterré au cimetière St Marx dans la banlieue de Vienne, dans une fosse commune.

par SarahMoon publié dans : musique et partition communauté : musique classique
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