loi sur la création de chimères
En ce mois de septembre, la Grande-Bretagne a pris une décision unique au monde : le gouvernement a donné l’autorisation de créer in vitro des chimères. Il donne ainsi la possibilité aux chercheurs de créer des embryons dans lesquels l’homme et l’animal sont associés. Faut-il rêver de thérapies nouvelles découvertes grâce à cette méthode, ou s’émouvoir de la création de monstres biologiques ?
Des laboratoires privés, la société américaine Advanced Cell Technology par exemple, ont déjà procédé à cette manipulation, mais c’est la première fois qu’une autorisation est officiellement accordée.
Marie-Christine Poncet
Le prélèvement d’ovocytes sur des vaches ou des lapines comblerait le manque. Il permettrait de multiplier les expériences d’introduction d’un noyau de cellule humaine dans un ovocyte animal vidé de son ADN. Ainsi environ 1 % de l’ADN des embryons chimériques (ADN mitochondrial, et non chromosomique) serait d’origine animale.