Fin d'esclavage.
Lilly et moins étions en train de nous interroger sur mon étrange amnésie dans le salon. Jess dormait encore. Je regrettrais de n'avoir pu intervenir auprès de son maître. Ou peut être l'ai-je fais? Je ne m'en souviens plus. Mais j'ai dûe le faire, autrement comment expliquer ce qui c'est passé aujourd'hui?
Des miliciens de l'Ordre Noir sont venus frapper à ma porte. Très polis, très respectueux, des formules de politesse pleins la bouche. Mais leurs nombres et leurs épées démentaient leurs paroles mieulleuse. Devant une telle cohorte, on ne peut que s'incliner. Après ce préambule, ils nous ont demandés ou se trouvaient l'esclave.
Lilly et moi sommes devenus très pâles. Il n'y avait rien à faire. Sur le coup j'ai regretté de ne pas pouvoir me servir de mes pouvoirs. Un instant très bref j'ai songé à faire intervenir Argentorate. Mais la futilité d'un tel acte m'est tout de suite apparus. Argentorate me protège et m'accorde bon nombre de privilège. Mais pour une esclave.... même à ma demande, je sais qu'elle n'aurait pas agit.
Ce fut un véritable crève coeur de voir Lilly désigner l'escalier. Je savais quels sentiments pouvaient l'agiter. Orpheline des faubourg d'Argentorate, elle ne doit qu'à son don de voleuse de Rêve de ne pas avoir été réduite en esclavage. Et de la misère de son enfance, elle ne garde que de trop douloureux souvenirs concernant le sort inique que subissent ceux qu'Argentorate rejette.
Leurs bottes résonnants sur les marches, comme autant de coup, ils sont montés. Elle reposait sans défenses pauvre enfant vulnérable, noyée dans les draps blancs d'un lit trop grand pour son corps si maigre. Et avant qu'on ai eu le temps de réagir, l'un d'entre eux avaient posé un fer rouge sur son front.
Une odeur de viande grillée à envahit la pièce. Un cri bref. Un corps qui se tord avant de retomber inerte.
Et puis ils l'ont laché et se sont retiré.
Au moment ou ils allaient franchir le seuil de la porte Lilly a repris ses esprits et leur a demandé ce que signifiait tout ce cirque. Leur chef a paru surpris.
" Mais je pensais que vous saviez que lorsqu'une esclave est offerte, on la marque au front afin de signifier le transfert de propriété. " (C'est vrai mais il est si rare que cela arrive, et les esclaves marqués au fer rouge sont une minorité si infime que cela ne m'avait pas traverser l'esprit.) "Le seigneur EsteKeve espère que son présent conviendra à la petite princesse. Il lui avait semblé qu'elle désirait cette fille en particulier. Et bien sur il se tient à son entière disposition. "Nouvelle courbette re-formule de politesse alambiquées.
Tout de suite après Lilly et moi sommes montées dans la chambre. La marque était nette, aucun risque d'infection. Quant à son état générale, bien que son évanouissement nous ai causé des frayeurs, il semble actuellement en voie d'amélioration. Je penses qu'elle est tirée d'affaire. Elle aura un tas de cicatrices un peu partout sur le corps, mais son visage en dehors de ces marques au front reste très jolie.
C'est son avenir qui m'inquiète. Comme elle est née esclave, elle ne pourra jamais être libre. Même si je la libère, elle n'a aucun droit, elle est à la merci de n'importe quel homme ou femme libre. Même en admettant qu'elle n'ai plus ces marques, elle reste une esclave aux yeux de tous.
Si je la libère, c'est comme si je disais je ne veux plus d'elle, n'importe qui peux la prendre. Et non pas comme si je disais en la libérant "je fais d'elle son propre maître". Ce serait trop facile.
Je crois que je vais devoir la garder. Lilly râle sur ma manie de receuillir tous les animeaux abandonnés. Sachant qu'elle fut au nombre de mes adoptés cela me fait sourire. Mais uniquement lorsqu'elle ne me regarde pas. Elle serait si gênée si je ne feignais pas de croire à sa petite comédie d'ours mal léché.
Ce qui m'inquiète par contre c'est que je ne me souviens absolument pas d'avoir parlé de Jess à ce Seigneur EsteKeve. Je n'ose pas en parler à Lilly, cela l'inquiéterais pour rien. Elle est déjà assez préocupés par l'absence de Gyalles. J'espère qu'il rentreras bientôt. Sain et sauf.
J'aurais du lui faire boire mon sang, je serais moins inquiète.