L'opéra Carmen de BIZET

Publié le par SarahMoon

Affiche pour la création de Carmen (1875). est un opéra, en quatre actes de Georges Bizet, composé en 1875, sur un livret d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy, d'après la nouvelle Carmen, de Prosper Mérimée. L'œuvre a été créée le 3 mars 1875 à l'Opéra-Comique de Paris.
 Après la mort de Bizet, son ami le compositeur Ernest Guiraud a remplacé les passages parlés originaux, caractéristiques de l'opéra-comique, par des récitatifs. Cette révision a peut-être contribué au succès de l'œuvre en facilitant sa diffusion, notamment dans certains théâtres étrangers, peu habitués à pratiquer l'alternance entre dialogues et musique dans une œuvre lyrique. Cependant, cette adaptation est souvent contestée par les musicologues, et de nos jours, les deux versions sont jouées. Quoi qu'il en soit, cet opéra a rapidement bénéficié d'une très grande popularité qui ne s'est jamais démentie. Il est généralement considéré comme l'opéra français le plus joué dans le monde. C'est aussi le premier opéra dont je me souvienne et sans conteste mon préféré. 

Ou trouver le livret de l'opéra Carmen de Bizet: http://operetta.stanford.edu/Bizet/Carmen/libretto.html
et sur http://fr.wikisource.org/wiki/Carmen_%28op%C3%A9ra%29
pour écouter l'opéra Carmen au format MP3: http://www.classicistranieri.com/dblog/articolo.asp?articolo=7789

quelques partitions de l'opéra carmen: 

le prélude de carmen (partition piano): http://www.free-scores.com/PDF/bizet-georges-carmen-prelude-2431.pdf

Habanera ( voix et piano) : http://www.free-scores.com/PDF/bizet-georges-habanera-de-carmen-6925.pdf

Affiche pour la création de Carmen (1875).

Carmen

Les partitions sont gratuites et libres de droits car se trouvant dans le domaine publics. 

Voir la vidéo du prélude Victor Costa dirige Carmen, acte 1
voir la vidéo d'Habanera: Jennifer Larmore - Habanera

Acte I

L'ouverture est une des plus célèbres de l'histoire de la musique: un Allegro giocoso correspondant au motif du toréador, il sera joué aux moments clefs de l'opéra (Carmen jete la fleur à José, Micaéla convainc José de partir...) et résonnera à toute volée à la fin du duo final.

 L'hitstoire prend palce sur une place à Séville, entre la caserne des dragons d'Alcala et une manufacture de tabac. Des soldats montent la garde. Leur brigadier, Moralès, voit arriver une jeune fille aux nattes blondes : c'est Micaëla qui cherche son fiancé, le brigadier Don José. Les sollicitations des dragons se faisant trop pressantes elle s'éclipse.
 On entend alors les clairons de la garde montante suivie d'un petit groupe de gamins qui jouent aux soldats :  Moralès annonce à Don José qu'une « jolie fille est venue le demander », et qu'elle reviendrait... Le capitaine Zuniga, nouveau dans la province, demande à Don José s'il sait ce qu'est ce bâtiment que l'on voit de l'autre côté de la place. C'est, répond le brigadier une manufacture de tabac, où ne travaillent que des femmes. Sont-elles jolies, demande le capitaine. Don José répond qu'il l'ignore car, navarrais, il estime que « ces Andalouses lui font peur », qu'il « préfère éviter le regard brûlant des Andalouses » et il raconte comment il est devenu soldat.
 La cloche sonne. C'est l'heure de la pause pour les cigarières de la manufacture qui font l'éloge de la fumée du tabac. Une ouvrière, la plus attendue de toutes ne tarde pas à apparaître, c'est Carmen. Les jeunes gens assemblés demandent à Carmen quand elle les aimera. En guise de réponse Carmen expose sa philosophie de l'amour, quelque peu pessimiste, dans la célébrissime habanera, dont Bizet a emprunté la musique à un recueil de chansons espagnoles d'Yradier.  Alors qu'elle chantait sa chanson, Carmen a repéré Don José, elle l'aborde et engage avec lui une conversation sur un ton un peu moqueur puis arrache de son corsage une fleur qu'elle lance au jeune homme.  Le destinataire, après quelque hésitation ramasse la fleur qui est tombée à terre.
Arrive Micaëla qui annonce à Don José qu'elle vient de la part de sa mère, elle lui remet une lettre qui conseille au jeune homme d'épouser... la porteuse de la lettre car « il n'y en a pas de plus sage et de plus gentille ».
Un vif tumulte se produit. On apprend que Carmen s'est moqué d'une ouvrière, qu'il en est résulté une bagarre et que Carmen a marqué un X au couteau sur le visage de son adversaire. Zuniga interroge Carmen, et la fait arrêter en lui promettant la prison. Ce sera Don José qui sera chargé de l'y conduire. Carmen commence à embobiner son aimable gardien et chante la séguedille : « sous les remparts de Séville ». Il n'en faut pas plus pour que le trop sensible geôlier délie la corde et laisse s'échapper sa prisonnière.

 voir la vidéo CARMEN - Près de Remparts de Séville

Acte II

Deux mois plus tard, des officiers se trouvent dans la taverne de Lillas Pastia, repaire notoire de contrebandiers. Carmen chante la « chanson bohème », accompagnée des deux autres bohémiennes, ses amies Mercédès et Frasquita. Lillas Pastia déclare que l'heure de la fermeture a sonné, le capitaine Zuniga lui répond qu'il n'est pas dupe de ce qui se passe dans l'établissement après la fermeture.
Il  invite les bohémiennes au théâtre, celles-ci refusent. Il invite Carmen qui refuse également, il lui demande si c'est parce qu'elle lui en veut de l'avoir envoyé en prison. Mais Carmen feint de ne pas s'en souvenir. Et Zuniga lui annonce que le jeune brigadier chargé de la conduire s'est fait dégrader et emprisonner pour l'avoir laissé échapper. Mais le soldat vient de terminer de purger sa peine
.On entend des exclamations qui viennent de l'extérieur de la taverne : « Vivat le le torero Vivat Escamillo. »Le chœur loue l'intrépidité d'Escamillo qui s'est couvert de gloire aux dernières courses de Grenade. Moralès l'invite et il entre dans l'auberge. Sitôt entré, Escamillo s'adresse aux officiers :« Votre toast, je veux vous le rendre Senors. »
Escamillo aperçoit Carmen et lui fait des avances, qu'elle rejette avec une certaine coquetterie. Les contrebandiers Le Dancaïre et Le Remendado essayent d'embringuer Carmen et ses deux amies dans une opération de déchargement de marchandise sur la côte. Carmen refuse de les accompagner. sou prétexte d'être amoureuse. 
De qui Carmen est-elle amoureuse ? Certainement, dit Frasquita de ce prisonnier à qui Carmen a fait remettre une lime et une pièce d'or pour qu'il puisse d'échapper, mais il ne s'en est pas servi. Don José tout juste sorti de prison fait son entrée au moment où tous les autres, sauf Carmen bien entendu, partent. Carmen lui demande pourquoi il ne s'est pas servi de cette lime. Le brigadier répond que son honneur de soldat lui interdit de déserter et proclame son amour à celle qu'il retrouve.
Carmen s'amuse à rendre jaloux son amoureux en disant qu'elle à dansé pour les soldats mais elle le calme en disant qu'elle dansera pour lui seul cette fois, ce qu'elle fait dans une danse très suggestive et ensorcelante mais les choses, si bien commencées se gâtent alors: le clairon sonne et Don José doit rejoindre son unité, ce que n'accepte pas Carmen.
« Il court, il perd la tête et voilà son amour. » Don José proteste de toute sa force : « la fleur que tu m'avais jetée dans la prison était restée flétrie et sèche cette fleur gardait toujours sa douce odeur. » Carmen demande à Don José pour lui prouver son amour de la suivre dans la montagne . Mais pour Don José, c'est la honte et l'infamie que de déserter. « Non, je ne t'aime plus » lui dit Carmen « Adieu, adieu pour jamais » dit Don José.
Survient le capitaine Zuniga qui entre en faisant sauter la porte et qui prétend user de l'autorité que lui confère son grade pour chasser le brigadier et courtiser Carmen. Don José saute sur son sabre, les contrebandiers désarment le capitaine et le retiennent quelque temps. Zuniga admet son impuissance et tient des propos menaçants à l'égard de Don José. « Es-tu des nôtres maintenant ? », demande Carmen à Don José, qui piteusement répond : « il le faut bien ».

Acte III: 

cette fois-ci sommes sur un site pittoresque et sauvage dans la montagne, le repaire des contrebandiers. Ils évoquent la grandeur de leur métier. Carmen et Don José se querellent, Carmen dit que son amour n'est plus ce qu'il était, Don José pense à sa vieille mère, Carmen lui conseille d'aller la retrouver.
Frasquita et Mercédès tirent les cartes et y lisent un avenir très prometteur, amour, châteaux, bijoux, la bohémienne n'y voit que la mort, toujours la mort, pour elle et pour son amant. Carmen dit qu'elle est sûre d'obtenir la bienveillance d'un douanier, ce qui suscite chez Don José une vive réaction de jalousie. Les trois bohémiennes n'ont pas le moindre doute sur les chances qu'elles ont de faire passer la marchandise. Accompagnée d'un guide, Micaëla pénètre dans le camp. Elle dit qu'elle n'a pas peur, mais qu'en fait, « j'ai beau faire la vaillante au fond du cœur, je meurs d'effroi. »
Don José qui surveille le camp tire sur un inconnu, le manque, cet inconnu n'est autre qu'Escamillo. Escamillo explique à l'apprenti contrebandier les raisons de sa venue. C'est pour obtenir les faveurs d'une belle bohémienne du nom de Carmen. 
Les deux hommes ne tardent pas à s'affronter, Escamillo l'emporte mais comme il a pour habitude de tuer les taureaux et pas les hommes, il épargne son rival mais glisse et tombe. Don José veut le frapper, entre Carmen qui l'en empêche. Escamillo invite Carmen aux courses de Séville et quand il est parti, Don José lance à Carmen. 
Les contrebandiers découvrent Micaëla qui est venue chercher Don José. Sa mère dit-elle, est au désespoir. Carmen encourage Don José à partir, mais l'idée de laisser la place à un nouvel amant est insupportable à Don José. Micaêla lui annonce que sa mère est mourante. 
Au moment de partir, Don José s'adresse à Carmen : « sois contente, je pars, mais nous nous reverrons. » On entend au loin Escamillo entonner son chant de combat "toréador en garde". Il est sûr maintenant de sa victoire amoureuse.

Acte IV:

SUr une place à Séville, devant les murs et l'entrée des arènes. Les marchands s'affairent. Le capitaine Zuniga s'étonne de ne pas voir la Carmencita. Frasquita lui dit qu'elle ne doit pas être bien loin, car elle n'est jamais bien loin d'Escamillo. Frasquita s'enquiert de Don José, il a été vu dans son village et a disparu.
Entrée de la quadrille des toreros, des chulos et des banderilleros, des picadors, paraît enfin Escamillo accompagné de Carmen. Il rentre dans l'arène après avoir chanté avec elle un duetto d'amour.
Frasquita et Mercédès enjoignent Carmen de ne pas rester ici, car Don José est là. Carmen, leur répond : « je ne suis pas femme à trembler devant lui ». Tout la foule rentre dans l'amphithéâtre. Carmen reste seule. Don José apparaît, supplie Carmen de commencer une autre vie, proclame son amour. Carmen lui répond : « Je sais bien que tu me tueras, mais que je vive ou que je meure, non, non, non, je ne céderai pas ».
Retentissent les cris de joie qui saluent le triomphe d'Escamillo. Pour mettre fin aux supplications de Don José, Carmen lui jette la bague que celui-ci lui avait donnée, Don José la frappe à mort et on entend le chœur : « Toréador, en garde. Et songe bien, oui, songe en combattant qu'un œil noir te regarde et que l'amour t'attend. » Désespéré, Don José se laisse arrêter sans résistance tandis que le thème du destin funeste résonne fortissimo à l'orchestre.

source portail de la musique classique

Publié dans musique et partition

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